Bernard Werber (né à Toulouse en 1961) a écrit (par hasard ?) un bon livre : Les fourmis, paru en 1991 et que bon nombre de lecteurs, sans doute, ont lu d’une traite, comme moi.

Mais depuis, il exploite cette veine fantastico-mystique sans retrouver le souffle de ce premier livre.

Que ce soit dans Les Thanatonautes (1994), dans La révolution des fourmis (1996) ou dans Le souffle des dieux (2005), c’est la même répétition ennuyeuse d’histoires à dormir debout, auxquelles on ne peut adhérer.

Et je ne parle pas de L’encyclopédie du savoir relatif et absolu (1993) qui est un salmigondis d’anecdotes invraisemblables, comme celle de l’homme qui serait mort de froid dans une chambre frigorifique qui n’était pas branchée !

Je viens d’essayer de lire (encore une fois, mais, je le jure, c’est la dernière) Le souffle des dieux et le livre m’est tombé des mains à la page 116, fatigué que j’étais par ces apprentis créateurs : Marilyn Monroe, Mata Hari, Gustave Eiffel, Georges Méliès (etc. etc.) qui n’ont aucune consistance et qui essaient de faire vivre des mondes parallèles peuplés d’hommes-termites, d’hommes-crocodiles, d’hommes-rats, d’hommes crapauds (etc. etc.) passant leur temps à se faire les mêmes guerres et beaucoup moins intéressants que le monde réel (et ce n’est pas peu dire !).

Horace s’est trompé en écrivant : bis repetita placent ! Non ! Les choses répétées ne plaisent pas ! Elles ennuient (profondément) !

 

Une personne a commenté “Bernard Werber

  • Thierry Teinturier a écrit le :

    On m’a donné le livre « Les fourmis » il y a deux trois ans et je ne connaissais pas cet auteur, mais je n’ai pas vraiment accroché, c’est même peu dire. L’ami qui donna ce livre n’avait pas assez de mots enthousiastes pourtant. Bon, c’était pas vraiment ça, j’ai eu du mal et j’ai vite arrêté.

    Cela serait-il ça,  »la relativité de la subjectivité objective » ? ! Tout est relatif paraît-il. Par contre, laissant de côté le genre fantastique qui m’a guère accroché dans ma vie, sauf peut-être chez L. Sprague de Camp dont j’avais bien aimé ses Conan à une époque, le bouquin de Bernard Werber m’avait rappelé au livre de Maurice Maeterlinck sur la vie des fourmis, lu il y a longtemps et que j’ai beaucoup aimé.

    Vos propos sur Bernard Werber ainsi m’amènent vers un auteur que j’avais beaucoup apprécié et je me dis que je le relirais bien de nouveau..

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