Laclavetine Jean-Marie (né en 1954) : né à Bordeaux, Jean-Marie Laclavetine vit à Tours ; il a écrit des oeuvres sur Rabelais et sur la Loire ; il a été président du Centre Chorégraphique National de Tours de 1989 à 1993. 

Laclavetine Jean-Marie

Lefèvre Frédéric (1889-1949) : professeur à Perrusson, c’est lui qui fut à l’origine de la carrière littéraire de Maurice Mardelle.

Léger Marie Deschamps (1716-1774)  ou dom Deschamps : moine bénédictin à l‘abbaye de Noyers, il élabora un système philosophique athée et communiste, qui fait de lui un précurseur de Hégel et qui effraya grandement les « philosophes » qu’il fréquenta dans le château des Ormes.

Luce Gaston (1880-1965) : né à Huismes, instituteur à Amboise, Rivière et Tours ; auteur de nombreux poèmes, parus notamment dans, Prébendes d’OéMa Touraine et Le jardin de Ronsard.

Maeterlinck Maurice (1862-1949) : l’auteur de L’oiseau bleu (1909), prix Nobel de littérature en 1911, séjourna dans le château du Coudray-Montpensier à Seuilly, qui fut la propriété des parents de son épouse Renée Dahon, de 1926 à 1930. (Voir : Maurice Maeterlinck, hôte de la Touraine (1998) de Catherine Réault-Crosnier). 

Maeterlink Maurice

Mardelle Maurice  (1886-1948) : né à Perrusson, à côté de Loches, il fit ses études au collège Saint-Martin de Tours puis revint s’occuper de la menuiserie familiale ; surnommé l’écrivain-charpentier ou le chantre de Perrusson, il écrivit des poèmes, des romans et des nouvelles ; son oeuvre la plus intéressante : Pierruche au soleil, publiée en 1935, est un recueil de six contes, inspirés par Rabelais. 

Marolles Michel (de)  (1600-1681) : né au château de Marolles (commune de Genillé), il fut abbé de Baugerais (commune de Loché-sur-Indrois) et de Villeloin ; il est surtout connu pour avoir rassemblé une importante collection d’estampes et pour ses Mémoires

Mary Jules  (1851-1922) : né dans les Ardennes, Victor Martinie, dit Jules Mary, habita pendant de 1897 à 1904 dans le château de la Chevrière, à Saché. Il fut surnommé le Balzac du pauvre ; ses oeuvres les plus connues sont Roger-la-honte et La pocharde.

Masson Loys (1915-1969) : cet écrivain franco-mauricien, résistant communiste pendant la seconde guerre mondiale, se cacha pendant 18 mois, de 1943 à 1944, dans le château abandonné du Châtelet, à Thilouze, qu’il évoque dans son roman La Douve

Masson Loys

Mauvignier Laurent né en 1967 à Tours, Laurent Mauvignier a grandi à Descartes dans une famille très modeste. Son second roman : Apprendre à finir a obtenu le Prix du Livre Inter en 2001.

Mauvignier Laurent

Miano Léonora : née en 1973, au Cameroun, elle s’installe en France en 1991, d’abord à Valenciennes, puis à Nanterre et finalement à Tours, depuis 2014. Elle est l’auteur de L’intérieur de la nuit (Prix du premier roman de femme, en 2006), Contours du jour qui vient (Prix Goncourt des lycéens en 2006), et de La saison de l’ombre (Prix Femina 2013).

Miano Léonora

Moinaux Jules  (1815-1896) : pseudonyme de Joseph-Désiré-Jules Moineaux, écrivain né à Tours au 34 rue Eugène Sue (nommée alors rue des anges) ; auteur notamment de Le bureau du commissaire, Les gaités bourgeoises, Les tribunaux comiques, œuvres qui annoncent celles de son fils Georges Moineaux, dit Courteline. Curieusement la plaque dans la rue qui porte son nom (près de la cathédrale) indique les dates : 1824-1895. 

Montesquiou Robert (de) (1855-1921) : ce célèbre dandy, qui inspira le des Esseintes de Huysmans et le baron de Charlus de Proust, fut aussi un poète, ami de Mallarmé, et il venait parfois au château de Charnizay, qui appartenait à sa famille.

Montesquiou Robert de

Moreau Jean-Luc  (né en 1937) : né à Tours ; agrégé de russe ; traducteur et poète. 

Morin Robert (1893-1925) : cet écrivain régionaliste vécut au manoir de Ménard à Pocé-sur-Cisse ; il est notamment l’auteur de Mélie, buttelière, roman publié en 1926 (après sa mort prématurée), qui se passe à Limeray

17 ont commenté “Écrivains en Touraine

  • LAUTMAN a écrit le :

    Monsieur,

    Je suis le secrétaire général des amis de Paul-Louis Courier.
    Dans le court texte consacré à celui-ci, vous écrivez qu’il a résidé à la Chatonnière. Erreur !
    Il a habité à la CHAVONNIERE (Chavonnière), à Véretz, avec son épouse, à compter de 1818.
    La Chatonnière se trouve à Azay-le-Rideau, près de Lignières-de-Touraine.
    Merci de rectifier.
    Je reste à votre disposition pour tout autre renseignement relatif au pamphlétaire.
    Sentiments littéraires.

    J.-P. Lautman

    Répondre
    • a écrit le :

      Merci pour votre correction ! Il s’agit en fait d’une erreur de frappe : je connais en effet la Chavonnière, où je suis passé lors de mon étude sur les voies gallo-romaines chez les Turons ; en effet la voie Bourges-Tours par la rive gauche du Cher passait par Veretz, comme je le précise dans mon article concernant cette voie.

  • pauleau a écrit le :

    Merci de ces nombreuses informations.
    Une petite remarque:
    jules Moinaux, le père de Courteline, s’écrit non comme l’oiseau mais MOINAUX, sans e.

    Merci de rectifier..

    Répondre
  • a écrit le :

    En fait, le père de Courteline : Joseph Moineaux avait pris pour nom de plume celui de Jules Moinaux

    Répondre
  • a écrit le :

    Concernant Jean Raspail je me permets de vous signaler un autre lien avec la Touraine : dans « Pêcheur de lunes » il consacre une nouvelle à la fois intéressante et amusante aux « Bédouins du Véron », donc à la légende des origines mauresques des habitants de Savigny-en-Véron.
    Cordialement,
    Jean-Paul Robert
    PS : mon premier roman policier « Du rouge sang aux caves painctes » se déroule entièrement à Chinon mais je n’ai pas (encore) atteint une notoriété suffisante pour figurer dans votre liste. Attendons les deux autres tomes du triptyque chinonais…

    Répondre
  • Thierry Teinturier a écrit le :

    Monsieur,

    Je commence par  »Un grand merci » pour votre site si intéressant, LiTTéRatuRe, que je viens juste de parcourir.. à la billebaude, si je peux dire car il y a plusieurs sujets ! Celui-ci, sur les écrivains ayant vécu en Touraine, ou ayant eu des liens, m’a beaucoup appris; Tant de noms et de grands noms.
    J’ai été touché à l’évocation de Roland Engerand, car son fils, Robert Engerand, qui fut principal du Grand Séminaire de Tours, qui disparu dramatiquement en 1975, était un vrai ami pour ma famille. Il nous avait offert un ouvrage de son père.

    Merci aussi pour votre ouvrage sur les voies anciennes d’Indre et Loire que vous avez réalisé avec M. Duvigneau. Je l’ai découvert par hasard au Café Tabac de Nouâtre l’année passée, Ce fut une vraie surprise pour celui qui se promène sur les voies romaines depuis son enfance – en Touraine bien sûr et dans tant de lieux ailleurs. Je devais avoir douze ou treize ans lorsque je me suis aperçu, de retour chez moi et grâce à une carte Michelin, que  »j’avais marché sur une voie romaine ». Un choc et un plaisir qui ne m’a jamais quitté.

    Je n’ai pas internet ; ainsi je ne  »navigue » qu’ à l’occasion, et je vais profiter de la sympathie de mes voisins, qui sont absents aujourd’hui et qui m’ont donné l’accès à leur poste pour faire, du moins un peu au long de la journée, quelques commentaires supplémentaires sur vos autres sujets.

    Cordialement,

    Répondre
  • a écrit le :

    Auriez-vous l’obligeance de m’ajouter à la liste des auteurs tourangeaux ? Si vous acceptiez, voici la fiche biographique :

    Claudine Chollet (née en 1947), vit à Amboise, auteur(e) d’une série policière littéraire (les « Polycarpe » en 7 volumes), d’un Poulpe et de romans publiés aux Éditions Tutti Quanti. Ses livres sont disponibles en audio gratuitement pour les aveugles et mal voyant à la Bibliothèque Sonore, et existent en version numérique. Le site de l’auteur(e) : http://www.claudinechollet.com/

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    • a écrit le :

      C’est avec plaisir que je vous ajoute à cette liste, d’autant plus que vous êtes la 89ème sur la liste mais aussi la 1ère femme ! Je viens de m’en rendre compte et je trouve (avec vous sans doute) que c’est un scandale !

  • PONSARD, Patrice a écrit le :

    Jean RASPAIL:
    vous avez tout-à-fait le droit bien évidemment de ne pas apprécier Jean Raspail, il a pourtant écrit des livres très intéressants, voire prémonitoire il y a plus de 35 ans, je fais allusion au « Camp des Saints » entre autres…
    ce jugement négatif me chagrine un peu je l’avoue…vous avez sans doute vos raisons.
    Il vrai que l’homme n’est pas d’un abord facile, plutôt introverti et peu  » causant »…
    En tout cas merci pour vos recherches, et d’y avoir malgré tout inclus JR par honnêteté intellectuelle !
    J’ignorais qu’il était né dans ce petit village du nord-tourangeau, j’imagine que les habitants l’ignorent également…

    Répondre
    • a écrit le :

      Désolé de vous décevoir mais ce sont surtout les idées de Jean Raspail que je n’apprécie pas et je partage assez l’opinion de ce blogger de Rue 89 qui écrit : « Jean Raspail c’est du brutal, de la bonne vieille pensée réactionnaire droite dans ses bottes. A 86 ans le bonhomme brandit son monarchisme légitimiste comme d’autres une banderole et – osera-t’on, au risque de se voir interner dans le camp des « pas-Saints » avec les séides de « Big Other » – une vision du monde franchement, ouvertement et bruyamment porteuse d’un racisme à l’état chimiquement pur. Car chez Jean Raspail on ne tourne pas autour du pot, façon Zemmour ou Marine Le Pen, on ne s’affuble pas du masque de la « laïcité » et Jean Raspail lui-même reconnaît que Le camp des saints est ouvertement raciste.

  • champion a écrit le :

    A Lire également « Qui est Qui en Touraine » Dictionnaire Biographiques des Personnalités Natives d’Indre-et-loire (éditions Hugues de Chivré)

    Répondre
  • Thierry Teinturier a écrit le :

    Je me suis souvenu récemment de  »L’estompe », de Pierre Darcis, paru chez Le Masque et la Plume il y a qqs décennies. Ce policier se passait dans la vallée de l’Indre, en Touraine si mes souvenirs sont bons, et peut-être même pas loin de Saché.(?). C’était pas mal d’ailleurs mais je ne sais pas si cet auteur est tourangeaux…

    Répondre
    • a écrit le :

      Non, Pierre Darcis, n’a pas, à ma connaissance de lien avec la Touraine. Pierre Darcis est l’un des pseudonymes de Pierre PONSART, né à Casablanca en 1924 et décédé à Nice en 2004, qui est surtout connu sous le nom de Brice Pelman et qui est considéré par les spécialistes (dont je ne suis pas) comme un excellent auteur de romans policiers.

  • Thierry Teinturier a écrit le :

    Ok et merci. Je ne suis pas très accroc aux romans policiers non plus et je me demande si L’estompe ne serait pas le dernier que j’aie lu. Cela remonte à plus de quarante ans… aïe, le temps passe.

    Répondre
  • Thierry Teinturier a écrit le :

    J’ai appris récemment que Joseph Joffo vivait en Epeigné sur Dême ; et je ne savais pas que cet auteur, surtout connu pour  »Un sac de billes », avait écrit un grand nombre d’ouvrages.

    Répondre

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