Devaulivert Louis-François

Né en 1764 à Sainte-Maure, Louis-François Devaulivert faisait partie d’une famille dans laquelle on trouve Charles Devaulivert, dit l’aîné, (décédé en 1740), notaire du comté de Sainte-Maure et du marquisat d’Argenson ainsi que Charles-François Devaulivert, dit le jeune (décédé en 1759), notaire de la châtellenie et prévôté de Noyers, de la baronnie de Nouâtre et du marquisat d’Argenson.

Louis-François, pour sa part, devient notaire de la baronnie de Nouâtre en 1789 et s’installe dans une maison située en face de la mairie actuelle, qu’il agrandit ensuite avec des pierres provenant de la Fontaine Saint-Révérend, dont il avait acquis la propriété (voir Lieux de Nouâtre).

Ardent Jacobin, il devient commandant de la garde nationale de Nouâtre puis, à 28 ans, en 1792, l’un des onze commissaires dirigeant le département ; il est nommé en 1793 commissaire aux armées ; il est alors chargé de recruter et de conduire une armée contre les Vendéens, qui avaient occupé Chinon ; inculpé en 1795 pour la fusillade qui avait eu lieu deux ans auparavant à Chinon, il fut finalement amnistié et reprit son étude à Nouâtre.

Il siégea ensuite au Conseil Municipal de Nouâtre en 1800 et 1801  puis en 1819 et fut nommé juge au tribunal de Sainte-Maure en 1807. Il mourut à Nouâtre en 1828.

Son épouse : Modeste Gabriault, fille d’un marchand de Port-de-Piles, qu’il avait épousé en 1787, témoigna en sa faveur devant le Conseil Municipal de Nouâtre « le deuxième jour de floréal l’an troisième de la République française une et indivisible » (21 avril 1795), comme l’indique le premier registre municipal de la commune ; après la mort de son mari, elle vendit la propriété de la Fontaine Saint-Révérend à la famille Pagé (voir ci-après et Lieux de Nouâtre).

Ancienne maison Devaulivert (sept. 2013)

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