Armagnac

Jean II d’Armagnac « chevalier de la Motte de Nouâtre, Marcilly, Ysoré (Beaumont-en-Véron) » fut notamment « maître des eaux et forêts au ressort de Chinon » en 1592, et « premier valet de chambre du Roi (Henri IV) » en 1593 ; il fut nommé gouverneur de Loudun par Louis XIII en 1617. Son père, Jean I d’Armagnac était capitaine du château de Plessis-lès-Tours. Cette famille, originaire de Gascogne, s’établit en Touraine au début du 16ème siècle.

Jean II d’Armagnac épousa en secondes noces, en 1628, Louise d’Aviau de Piolant « dame de la Mothe » et ils eurent trois fils. À Loudun, Jean d’Armagnac se lia d’amitié avec le curé Urbain Grandier, à qui il écrivit 41 lettres, de 1629 à 1633, dont plusieurs sont écrites du château de la Motte ; dans une lettre du 9 août 1632, il invite Urbain Grandier à venir à la Motte pour y « manger d’excellans mellons dont je suis desjà servy » mais ce dernier ne vint pas car en septembre 1632 il fut accusé de sorcellerie dans l’affaire des diables de Loudun puis brûlé vif en 1634.

Jean d’Armagnac, pour sa part, fut assassiné à Paris par son ancien valet de chambre Jean Duluc, avec qui il était en conflit pour des questions d’argent ; Jean d’Armagnac mourut le 24 avril 1635, Jean Duluc fut condamné à mort le 26 avril 1635 et roué le 3 mai. La justice était expéditive à cette époque.

Plaque commémorative de Jean d’Armagnac dans l’église de Marcilly

Jean d’Armagnac fut enterré dans la chapelle des seigneurs de la Motte, située dans l’église de Marcilly-sur-Vienne, et sa veuve fit apposer une plaque en marbre noir indiquant, en latin, « Louise d’Aviau, sa très chère épouse, le sang vengé et le meurtrier ayant subi le supplice de la roue, pleurant ces événements douloureux et affligée pour toujours, a pris soin, avec ses trois enfants, de faire apposer cette inscription ». En effet Louise d’Aviau et Jean d’Armagnac eurent trois fils.

L’aîné : Louis d’Armagnac (1630-1651), maître des eaux et forêts de Chinon, fut également enterré dans l’église de Marcilly. Le second : Jean III d’Armagnac (1631-1684), enterré lui aussi dans la même église, fut « marquis de la Motte de Nouâtre et de la Hurtelière (la Heurtelière à Maillé) ». Son fils : Mathieu Pierre d’Armagnac (né en 1675 et mort après 1747), fut « comte d’Armagnac, seigneur de la Motte, de Marcilly, de Pussigny, de Piolant (Dangé-Saint-Romain) et autres lieux », capitaine de chevau-légers et lieutenant des maréchaux de France. Il mourut sans enfants et le château de la Motte devint la propriété des Rabault de Lansonnière, descendant de Jacques de Rabault, qui avait épousé, en 1602,  Marie d’Armagnac, soeur de Jean II d’Armagnac.Le troisième : Charles d’Armagnac, né en 1635, fut tué en 1672 lors d’une querelle avec un paysan.

Les armes de Jean II d’Armagnac étaient : »d’argent au lion de gueule, surmonté de trois chevrons d’azur: cimier un lion issant aussi de gueule, supports deux lions de même. » 

Voir aussi le château de la Motte.

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