Ganelon de Nouâtre et ses héritiers

Ganelon, mort vers 1070, fils aîné de Malran de Nouâtre, succéda à son père comme seigneur de Nouâtre et fut enseveli dans l’abbatiale de Noyers (voir Lieux de Nouâtre).

Comme il n’avait pas d’héritier direct, la seigneurie de Nouâtre passa à son frère Cléopas mais ce dernier étant lui aussi sans enfant, les biens de la seigneurie de Nouâtre furent alors partagés entre plusieurs membres des très nombreux descendants de cette famille et le seigneur en titre de Nouâtre devint alors le suzerain qui était Guy de Nevers (voir ci-après).

Parmi ces descendants, plusieurs firent des dons importants à l’abbaye de Noyers et y devinrent moine ; en effet, il était alors très fréquent que des personnages importants se fissent moine vers la fin de leur vie, car c’était un sûr moyen d’être enterré dans l’abbaye puis d’aller au Paradis !

Château et église de Nouâtre (2009)

C’est le cas d’Ervisus Chabron, époux d’Agathe, une nièce de Ganelon, qui apparaît dans 40 chartes du cartulaire de Noyers. C’est lui, en particulier qui, avec son cousin Simon, donna à l’abbaye l’église d’Antogny, qui leur appartenait. Gosbert : un de ses fils,  épousa Dionisia, fille d’Hugues I, seigneur de Sainte-Maure (voir ci-après).

Extrait de la charte 212 (de 1091) du cartulaire de l’abbaye de Noyers : « Geoffroy de Coime et son épouse ont disputé aux moines de Noyers l’église d’Antogny et tout ce qui dépend de cette même église, qu’avaient donné aux susdits moines Ervisus Chabron et Simon, et l’écluse et l’eau ; mais par la suite, à la demande de l’abbé Étienne et des moines, ceux-ci leur ayant montré par raisonnement qu’ils avaient eu tort de faire cette contestation, ils accordèrent tout ce qu’il disputait auparavant, à l’église de Noyers. » Traduction Paul Letort

C’est le cas aussi de Simon de Nouâtre, fils d’Adraud, neveu de Ganelon, qui est présent dans 47 chartes du cartulaire ; sa mère était Sophie ou Sophise de Marmande, sœur aînée de Zacharie, seigneur de Marmande (tous les deux étant aussi par ailleurs neveux de Ganelon) ; son épouse était Audeburge, surnommée Borille, fille d’Hubert Persil de Montbazon, important donateur de l’abbaye. Simon de Nouâtre entra en conflit avec son oncle Zacharie de Marmande qui s’était réfugié auprès de lui et il l’emprisonna à Nouâtre. Il est possible qu’il ait participé en 1096 à la première croisade avec son suzerain Geoffroy II de Vendôme.

C’est le cas enfin d’Urie de Nouâtre, autre fils de Sophise de Marmande et de son premier mari, Bernard Queue-de-Vache, qui est cité dans 22 chartes ; il était également le demi-frère de Simon ; un frère d’Urie, Adelelme Queue-de-Vache, fut également un moine important de l’abbaye ; une fille d’Urie : Marguerite épousa Pierre de Goscelin, que l’on trouve dans 44 chartes et qui fut prieur de Sainte-Maure ainsi que cellérier (moine chargé de la nourriture) de Noyers (voir les seigneurs de Nouâtre).

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