Tourneporte

René Tourneporte (1680-1754), sieur de Bonivet (Chinon), fut sénéchal (juge) de la baronnie de Nouâtre, conseiller du roi, président au grenier à sel de Sainte-Maure en 1738, sénechal ordinaire du marquis René Louis d’Argenson, fils aîné de Marc René de Voyer de Paulmy d’Argenson (voir ci-après) ; après sa mort, il fut inhumé dans l’église de Nouâtre « sous la chaire proche le mur ». Il avait épousé en 1712 Marie Forget (1696-1758), fille de Pierre Forget (voir ci-dessus) et ils eurent sept enfants, dont quatre moururent en bas âge. Restèrent donc :

René Pierre Louis Tourneporte (1713-1778), sieur de Vontes (Monts), fut gouverneur-sénéchal de la baronnie de Sainte-Maure, de Nouâtre et de La Haye (aujourd’hui Descartes) ainsi que du marquisat d’Argenson et président du grenier à sel de Sainte-Maure en 1742 à 1762 ; il fut enterré dans le cimetière de Nouâtre.

François Marie Tourneporte (1714-1788), fut curé de Faye-la-vineuse et conseiller du roi au Présidial (tribunal civil) de Poitiers en 1775 ; il mourut écrasé par un carrosse sur le Pont Neuf à Paris, peut-être à cause de sa mauvaise vue car il ne voyait que d’un oeil.

Jean Émery Tourneporte (1732-1774), avocat, épousa Marie Jeanne Jaille (1721-1769) ; ils furent tous les deux inhumés dans l’église de Nouâtre. Une soeur de Marie Jeanne : Marie Anne Jaille épousa Simon Mathurin Martin (1717-1787) ; ceux-ci eurent deux fils : René, qui  épousa en secondes noces Marie Félicité Tourneporte (voir ci-dessous) et Guillaume François Marie Martin d’Anzay (né en 1752) et père de Louis Marie Martin d’Anzay (1785-1853); propriétaire du château de La Motte et maire de Marcilly.

Armoiries de François-Marie

René Pierre Louis Tourneporte avait épousé Geneviève Torterue (née en 1710), fille de Guillaume Torterue (1655-1720), seigneur à Panzoult (Voir Sazilly) et ils eurent trois enfants :

La première, Marie Geneviève Tourneporte (1740-1768), fut mariée à Nouâtre avec Jean Fortuné Boüin de Marigny (né en 1735), Président à l’élection de Châtellerault et  prieur commendataire de Marcilly ; leur fils Jean Fortuné Boüin de Marigny (1766-1793), général de la République, fut tué lors de la guerre contre les Vendéens.

Le second, René Louis Pierre Tourneporte de Vontes (1742-après 1815), gouverneur de Nouâtre et lieutenant-général au baillage (tribunal) de Chinon, continua ses fonctions de juge à Chinon après la Révolution sous le nom de monsieur Devontes ; arrêté comme suspect en 1793, il échappa à la guillotine, notamment grâce à son neveu Jean Fortuné Boüin de Marigny ; un chinonais qui tenait son journal à cette époque note que « les terroristes ont pris le citoyen Devontes par les cheveux et l’ont jeté à la porte». Il démissionna en 1797 ; il habitait encore Talvois en 1815 avec son cousin Jean François Marie Tourneporte.

La dernière, Marie Madeleine Élisabeth Tourneporte (1746-1823) épousa en 1762 Jacques Honoré Marchand, futur maire de Nouâtre (voir ci-dessus).

Jean Émery Tourneporte, avocat fiscal de la baronnie de Nouâtre et Marie Jeanne Jaille eurent deux enfants :

L’ainée, Marie Félicité Tourneporte (née en 1757) épousa en premières noces, en 1775, André René Deniau agent municipal de Nouâtre en 1792 (voir ci-dessus) et en secondes noces, en 1799, René Martin (1745-1819), notaire à Sainte-Maure et grand-père de Mathurin Martin-Tiffeneau, maire de Sainte-Maure de 1847 à 1860.

Le second, Jean François Marie Tourneporte (1760-1843), propriétaire à Talvois, chanoine de l’église Saint-Hilaire à Poitiers en 1789, fut arrêté plusieurs fois pendant la Révolution en tant que prêtre réfractaire ; après le retour des Bourbons, il devint juge de paix à Sainte-Maure, de 1816 à 1830.

Famille Tourneporte

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