LA PRÉHISTOIRE

Toute la vallée de la Vienne a été habitée au moins depuis le paléolithique inférieur (- 300 000) et l’archéologue Gérard Cordier, dans le n° V.9 (1954-55) du Bulletin des Amis du Vieux Chinon fait l’inventaire des trouvailles faites dans la région.

Il cite notamment un coup de poing roulé trouvé en 1947 « dans une exploitation de sable et de cailloux, située près de la Vienne, au droit du bourg de Nouâtre ». 

Plus près de nous, au néolithique récent (- 3500), le peuplement se renforce, comme le montrent les très nombreux mégalithes de la région.

À Nouâtre, seule subsiste la Pierre Fitte, citée sous le nom de Petra Fixa (Pierre Plantée) dans la charte 4 du cartulaire de Noyers et située aux Maisons Rouges. La charte précise que ce menhir, maintenant couché, est près du « Passage », c’est-à-dire un gué sur la Creuse.

Près de Nouâtre, existent notamment le dolmen de la Pierre Levée à Chenevelles (Pouzay), le dolmen des Bommiers ou Pierre Fondue (Sainte-Maure) et le célèbre menhir de la Pierre Percée à Draché.

De la même époque date la sépulture collective du  Bec-des-deux-eaux au confluent de la Vienne et de la Creuse, entre Ports et les Maisons Rouges, qui consistait en une fosse protégée par des dalles verticales et contenant plus d’une dizaine de squelettes ainsi que des armes, des poteries et des bijoux, conservés  dans le très beau Musée de la Préhistoire du Grand Pressigny, rénové il y a une dizaine d’années.

La protohistoire, période située « avant l’histoire » et allant de – 3 000 à -500 (correspondant à la fin du néolithique et aux âges du cuivre, du bronze et du fer), est bien représentée à Nouâtre, avec des vestiges révélés par les photographies aériennes, notamment des cercles indiquant des fossés à la Fontaine blanche, près des Maisons Rouges, ainsi qu’une nécropole au lieu-dit la Grippe (Noyers).

Par ailleurs, le docteur Michel Camboulives, maire de Nouâtre de 1971 à 1983, possédait une épée de l’âge de bronze  qui avait été trouvée dans la Vienne en 1958, un peu en aval des Mariaux (Marcilly) ; la lame était sectionnée en son milieu et la poignée, en bois ou en os, avait disparu mais il restait trois rivets en bronze. Cette épée avait été découverte par une drague près d’un gué, ce qui, écrit Michel Camboulives, « semblerait prouver l’importance que nos ancêtres attachaient à la possession des gués de rivières et l’acharnement qu’ils mettaient à les défendre contre des bandes rivales ».

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