Chenevelles

Le toponyme de ce hameau à cheval sur Nouâtre et Pouzay, vient du latin cannabella, signifiant champ de chanvre. Il y avait d’ailleurs au Moyen-Âge un moulin à chanvre, destiné à assouplir la fibre, alimenté par le ruisseau de l’Âne mort et le ruisseau des Gaudeberts. Il y avait également un prieuré dépendant de l’abbaye de Noyers ; cet établissement était peut-être destiné à accueillir les pèlerins se rendant à Compostelle car Chenevelles se trouvait au bord de la via Turonensis (aujourd’hui GR 48 dans cette portion), allant de Paris à Saint-Jacques de Compostelle, et reprenant le tracé de la voie romaine Tours-Poitiers. De cet endroit partait une autre voie gallo-romaine permettant de rejoindre Chinon par la rive droite de la Vienne.

Ancien moulin de Chenevelles (déc. 2009)

Le nom de Chenevelles apparaît 17 fois dans les chartes du cartulaire de l’abbaye de Noyers ; en voici deux, dont on peut apprécier la teneur savoureuse.

Charte 589 (de 1161) : « On loue les actions bien réalisées si, confirmées par écrit et par témoins, elles ne craignent pas l’intrusion par la suite de dépravés qui les contestent. C’est pourquoi nous, moines de Noyers, avons décidé qu’il fallait insérer dans la présente page qu’Hugues de Sainte-Maure, fils de Goscelin, a acheté à Aubry et Philippe, fils de Bordet des Aubiers, certaine dîme qu’ils avaient eux-mêmes à Chenevelles ; ».

Charte 637 (de 1187) : « Par la description de la présente page, attestée par la signature, sachent présents et à venir qu’Henri, abbé de Noyers, avec l’assentiment et la concession du chapitre, a donné à Rainaud Oram et à Simon, son fils, (…) une sienne terre qu’il avait en la paroisse de Pouzay, au lieu qu’on appelle « aux Vignobles des moines »;  ceux-là mêmes en rendaient chaque année, (…) au prieur de Chenevelles, huit setiers de blé, deux de froment, deux de seigle, quatre d’orge. »

Ruisseau de l’âne mort (2009)

La charte 527 (de 1140) parle d’ « un pré qui se trouve à Chenevelles et qu’on appelle pré de la Pierre ». Il s’agit d’un pré situé au lieu-dit la Pierre levée,  à 750 mètres en aval de Chenevelles (commune de Pouzay) où se trouvent un grand chêne et un dolmen. Ce dolmen est aujourd’hui quasiment enterré mais un ancien habitant de Nouâtre, qui réside toujours à Talvois (voir ci-après), se souvient être passé dessous quand il était enfant.

La Pierre levée (mars 2013)

4 ont commenté “4. Lieux de Nouâtre

  • a écrit le :

    Bonjour
    J’habite dans ‘une ancienne ferme appelée improprement La Ferme du temple’….vous serez tres bienvenue chez nous, l’ancien donjon est maintenant un peu plus visible…je serais interesse a savoir s’il y a un nom ancien de notre ferme…j’ai vue quelques part que le nom de la rue vers Noyers s’appelle ‘rue du Temple’
    Cordialement
    Roger Dawes
    0247653238

    Répondre
  • a écrit le :

    Non, je ne connais pas l’ancien nom de cette ferme, dont une partie a été construite sur l’ancien moulin banal de Nouâtre. Je ne connais pas non plus la « rue du Temple » ; il existe par contre la « rue du moulin du Temple » qui rappelle l’ancien moulin des Templiers, aujourd’hui ferme transformée en maison d’habitation située dans le prolongement de l’allée romaine.

    Répondre
  • C. NICOLAS a écrit le :

    Est-il possible de visiter l’église de Noyers ?

    Répondre

Laissez un commentaire

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong> 
requis