DANS LA VIENNE : D’AVAILLES-LIMOUZINE À CENON-SUR-VIENNE

Availles-Limouzine

Availles-Limouzine est la première commune du département de la Vienne traversée par la rivière du même nom, sur une longueur de 10 km. Le bourg, dont l’église se dresse au sommet de l’éperon que gravit la rue du vieux village, domine la vallée de la Vienne.

L'amont de la Vienne, vu du pont d'Availles-Limouzine (juillet 2017)
L’amont de la Vienne, vu du pont d’Availles-Limouzine (juillet 2017)
L'aval (juillet 2017)
L’aval (juillet 2017)

Un bac est mentionné en 1657 et un premier pont, suspendu, fut construit en 1839 ; ce dernier fut remplacé par un pond métallique, construit par la société Eiffel, à la fin du 19ème siècle ; le pont actuel, en béton, date de 1951.

Le pont Eiffel
Le pont Eiffel
Le pont actuel
Le pont actuel

Millac et Le Vigeant

La Vienne coule ensuite entre Millac (rive droite) et Le Vigeant (rive gauche), où se trouve le circuit du Val de Vienne ; elle rencontre d’abord Le barrage de Jousseau, construit entre 1926 et 1928, qui a donné naissance au lac de Chaume, d’une capacité de 4 780 000 m3.

 

Lac de Chaume et barrage de Jousseau (juillet 2017)
Lac de Chaume et barrage de Jousseau (juillet 2017)
La Vienne au barrage de Jousseau
La Vienne au barrage de Jousseau

Puis elle passe au Port de Salles, situé sur la rive gauche, où l’on peut se baigner.

Port de Salles (juillet 2017)
Port de Salles (juillet 2017)
Port de Salles, vu de la rive droite (juillet 2017)
Port de Salles, vu de la rive droite (juillet 2017)

L’Isle-Jourdain

La rivière est très présente dans cette petite ville (homonyme d’une commune du Gers)qui s’étage graduellement sur la rive droite de la Vienne ; sur la rive gauche se trouve Bourpeuil (commune de Le Vigeant)

La Vienne à L'Isle-Jourdain (juillet 2017)
La Vienne à L’Isle-Jourdain (juillet 2017)

Le nom de la commune proviendrait du latin Insula Jordani signifiant littéralement l’île de Jourdain. Le seigneur Jourdain de l’Isle (vers 1080-1120) percevait le péage d’un pont existant dès le 11ème siècle et vivait dans son château construit sur l’îlot rocheux (l’Isle fort) qui servait de part et d’autre d’appui au pont, où un moulin fonctionna de 1917 à 1970.

L'Isle Fort
L’Isle Fort
L'Isle fort (juillet 2017)
L’Isle fort (juillet 2017)

L’actuel pont Saint-Sylvain  a un aspect identique à celui décrit en 1746. Il doit son nom à la statue de saint Sylvain qui a été érigée sur un parapet en 1876. Le corps du saint martyrisé, jeté dans la Vienne à Saint-Junien (voir ci-dessus), se serait arrêté  à cet endroit, qui va alors devenir un lieu de pèlerinage, avant d’arriver à Loubressac (voir Mazerolles, ci-après)).

Le pont et l'Isle
Le pont et l’Isle

Le viaduc, lieu de passage de l’ancienne ligne de chemin de fer longue de près de 40 km qui reliait Saint-Saviol au Blanc, franchit la vallée de la Vienne à une hauteur de 40,25 m  La ligne a été inaugurée en 1891 mais le trafic ferroviaire s’est arrêté en 1969. Il permet aujourd’hui des promenades et le saut à l’élastique.

Le viaduc (juillet 2017)
Le viaduc (juillet 2017)
L'amont de la Vienne, vu du viaduc ; à l'arrière plan : le pont Saint-Sylvain et le barrage de La Roche (juillet 2017)
L’amont de la Vienne, vu du viaduc ; à l’arrière plan : le pont Saint-Sylvain et le barrage de La Roche (juillet 2017)

Le canton de l’Isle-Jourdain compte une succession de trois barrages-usines sur la Vienne pour la production d’électricité : Jousseau (voir ci-dessus),  La Roche (commune de Millac),construit, en 1921 qui forme un plan d’eau de 108 hectares, et Chardes, à l’aval, construit en en 1926 qui forme un plan d’eau de 35 hectares, où l’on peut pratiquer le ski nautique. Ces barrages permettent aussi de régulariser le débit de la Vienne entre l’Isle-Jourdain et Availles-Limouzine.

Lavoir et barrage de La Roche (juillet 2017)
Lavoir et barrage de La Roche (juillet 2017)

 

Barrage et lac de Chardes
Barrage et lac de Chardes (juillet 2017)

Chardes

Moussac-sur-Vienne

Le nom de cette localité est composé de l’anthroponyme latin Mottius (désignant le nom de la personne) et du suffixe –acum (désignant la propriété), Moussac signifie littéralement « le domaine de Mottius » L’adjonction « -sur-Vienne » apparaît dans les textes au moins en 1449.

La Vienne, entre L'Isle-Jourdain et Moussac (juillet 2017)
La Vienne, entre L’Isle-Jourdain et Moussac (juillet 2017)

La majeure partie des terres de cette commune est située sur la rive droite de la Vienne, mais quelques villages et hameaux se développent sur la rive gauche.

L'amont, vu du pont de Moussac (juillet 2017)
L’amont, vu du pont de Moussac (juillet 2017)
L'aval (juillet 2017)
L’aval (juillet 2017)

Queaux

Certains affirment que Queaux serait la contraction de « que d’eaux », le site étant situé en bord de Vienne et possédant de nombreux cours d’eau, ruisseaux, étangs et sources. De ce fait l’histoire de Queaux commence dès l’époque préhistorique. Le site du bourg actuel servit d’abris, plusieurs grottes se trouvant au lieu-dit Sous Roches. Des outils en pierre polie et taillée, des haches, des racloirs, des amphores et de très belles flèches ont été découvertes.

La Vienne à Queaux
La Vienne à Queaux

Le bourg a été construit au bord de la Vienne sur le flanc d’une colline. A l’époque gallo-romaine, le village se trouvait à l’intersection de plusieurs voies dont quelques rues gardent le souvenir. La plus importante reliait Poitiers à Limoges et traversait la Vienne au lieu-dit Chez Renard. Il y a encore quelques décennies, un passeur permettait aux personnes de traverser la rivière en bateau ; il y a maintenant un camping et une belle plage.

Chez Renard (juillet 2017)
Chez Renard (juillet 2017)

La vallée de la Vienne constituant une voie stratégique entre le Nord et le Sud, on note la présence de nombreux châteaux liés à de grandes familles seigneuriales, notamment le château de Fougeret, qui domine la vallée de la Vienne, en haut d’une falaise de 38 m. et dont le parc de 10 hectares, bordant la Vienne, abrite des essences rares.

Chez Renard (juillet 2017)
Chez Renard (juillet 2017)

Gouex

À Gouex, située sur la rive gauche de la Vienne se trouve l’Ile de la Rallerie, classés espace naturel sensible (ENS).

La Vienne, en amont du pont sur la D12 (juillet 2017)
La Vienne, en amont du pont sur la D12 (juillet 2017)
En aval, l'île de la Rallerie (juillet 217)
En aval, l’île de la Rallerie (juillet 217)

Mazerolles et Lussac-les-châteaux

La Vienne coule Mazerolles (rive gauche) et Lussac-les-châteauxToute la région fut largement occupée à l’époque préhistorique comme le montrent la grotte de l’Ermitage, seule grotte occupée dès le Néandertalien et fouillée par l’abbé Breuil, celle des des Fadets, où l’on trouva 170 plaquettes représentant des humains et des animaux, de nombreux outils en pierre ou en os attribués à Homo sapiens, et datés d’environ 15 000 ans ainsi que la grotte de La Marche (classée monument historique) avec ses croquis représentant divers animaux (mammouths‚ antilopes‚ félins‚ cervidés) auxquels s’ajoutent une série de silhouettes humaines (chose rarissime pour cette époque) parmi lesquelles des corps de femmes enceintes et des visages masculins.

La Vienne au moulin de Mazerolles (photo N.R.)
La Vienne au moulin de Mazerolles (photo N.R.)
La Vienne, au moulin de Mazerolles, vue du pont de Lussac (juillet 2017)
La Vienne, au moulin de Mazerolles, vue du pont de Lussac (juillet 2017)

Non loin de Mazerolles, lors de la guerre de Cent Ans, une échauffourée franco-anglaise se déroula en 1369, au cours de laquelle John Chandos, connétable du Prince Noir, fut mortellement blessé et décéda au château de Morthemer (commune de Valdivienne) où il fut enterré. Toutefois, peu de temps après son décès, un cénotaphe fut érigé en sa mémoire à proximité du lieu des combats. Il fut ensuite déplacé et il est aujourd’hui visible sur la route de Gouex, un peu avant le moulin de Mazerolles, situé au lieu-dit les Aubeniaux..

La Vienne au pont de Lussac-les-châteaux (juillet 2017)
La Vienne au pont de Lussac-les-châteaux (juillet 2017)

L’église Saint-Romain de Mazerolles abrite aujourd’hui la statue de saint Sylvain conservée autrefois à Loubressac, lieu de rassemblement ancestral sur les rives de la Vienne, où s’élève une chapelle du 13ème siècle, près de laquelle le corps de saint Sylvain, martyrisé, placé dans un sac et jeté dans la Vienne depuis le Limousin fut repêché (d’où l’expression « L’ouvre sac »).

La Vienne à Loubressac (juillet 2017)
La Vienne à Loubressac (juillet 2017)

Civaux

La commune est traversée par 5,7 km de cours d’eau dont les principaux sont la Vienne sur une longueur de 4,2 km et Le Goberté sur une longueur de 1,2 km.

Dans le bourg, sur la rive gauche, se trouve une nécropole mérovingienne, dont l’originalité réside dans la clôture (90 mètres de côté), entièrement constituée de couvercles de sarcophages fichés en terre, et dans les très nombreux sarcophages d’époque mérovingienne (entre 500 et 750 après J.-C.).

La Vienne devant la Tour au cognum (juillet 2017)
La Vienne devant la Tour au cognum (juillet 2017)

La Vienne passe d’abord sous le pont de la Tour au cognum (rive droite) : donjon du 11ème siècle d’une importante seigneurie, appartenant à la famille des Connienses (également seigneur de Lussac-les-châteaux)  et surveillant le gué antérieur au pont,  puis au pied de la centrale.

La Vienne devant la centrale de Civaux (juillet 2017)
La Vienne devant la centrale de Civaux (juillet 2017)

Au niveau de Ribes (rive droite) on peut voir sur la rive gauche la centrale nucléaire de Civaux, mise en service en 1997, équipée de tours aéroréfrigérantes, qui utilisent l’eau de la Vienne pour le refroidissement de la centrale. Leur hauteur est déterminée pour optimiser les échanges de chaleur.

Saint-Martin-la-rivière et Salles en Toulon (commune de Valdivienne)

Saint-Martin-la-Rivière et Salles-en-Toulon font partie de la commune nouvelle Valdivienne (contraction de «vallée de la Dive et de la Vienne ») créée en 1969. La commune est traversée par la Vienne sur une longueur de 12 km ainsi que par deux de ses affluents : la Dive sur une longueur de 7,4 km et l’Aubineau sur une longueur de 5,3 km.

La Vienne, vers l'amont, au pont de Cubord (juillet 2017)
La Vienne, vers l’amont, au pont de Cubord (juillet 2017)

Au niveau de la chapelle Cubord, sanctuaire d’un ancien prieuré du 13ème siècle, dépendant de l’abbaye de Saint-Benoit de Quinçay, se trouve le confluent de la Vienne et de l’Aubineau. On peut traverser la Vienne pour se rendre à l’église Saint-Hilaire de Salles-en-Toulon, remarquable par le décor énigmatique de sa façade romane.

La Vienne au pont de Bonneuil ; à l'arrière-plan : l'église de Saint-Martin la rivière (juillet 2017)
La Vienne au pont de Bonneuil ; à l’arrière-plan : l’église de Saint-Martin la rivière (juillet 2017)

On retraverse la Vienne à Saint-Martin, au pont de Bonneuil pour aller vers Chauvigny.

Chauvigny

La Vienne au pont de Saint-Pierre les églises ; à l'arrière-plan : le pont de Chauvigny et la collégiale Saint-Pierre (juillet 2017)
La Vienne au pont de Saint-Pierre les églises ; à l’arrière-plan : le pont de Chauvigny et la collégiale Saint-Pierre (juillet 2017)

La vallée du Talbat, arrosée par le Servon, forme avec la vallée de la Vienne un éperon rocheux long de 350 mètres, sur lequel cinq châteaux forment un ensemble fortifié de premier plan, peu commun en Europe.

La Vienne à Saint-Pierre les églises (juillet 2017)
La Vienne à Saint-Pierre les églises (juillet 2017)

Attestée sous la forme Calviniacum, toponyme typiquement gallo-romain signifiant « le domaine de Calvinus » une agglomération se développa à Saint-Pierre-les-Églises, près du gué qui traversait la Vienne et était utilisé par la voie romaine qui allait de Poitiers à Bourges en direction de Lyon. L’église de cette ancienne commune, désormais rattachée à Chauvigny, conserve des fresques antérieures à l’an mil.

Chauvigny 17 07a

Pendant le Moyen Âge, les hommes se sont implantés essentiellement sur l’éperon rocheux et le plateau qui dominent la vallée de la Vienne au nord. Une cité entourée de remparts, dont les accès sont protégés par des portes fortifiées,.se développe à partir du 11ème siècle ; elle accueille cinq châteaux forts : château Baronnial ou des Évêques, château d’Harcourt, donjon de Gouzon, château de Montléon et tour de Flin, ainsi que la collégiale Saint-Pierre construite au cours du 12ème siècle, qui présente des sculptures caractéristiques de l’école poitevine et un intérieur entièrement  peint d’une façon surprenante. 

La Vienne à Chauvigny (juillet 2017) ; à l'arrière plan, la collégiale Saint-Pierre
La Vienne à Chauvigny (juillet 2017) ; à l’arrière plan, la collégiale Saint-Pierre

Bonnes

La Vienne traverse ensuite cette commune sur une longueur de 8 km. Sur la rive droite, le relief est plat, tandis que sur la rive gauche, le plateau descend progressivement vers la rivière, avec le coteau du Trait, zone d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) qui, en amont, domine d’une quarantaine de mètres les berges de la rivière.

La Vienne à Bonnes (juillet 2017) ; à l'arrière plan, le château de Touffou
La Vienne à Bonnes (juillet 2017) ; à l’arrière plan, le château de Touffou

On peut voir Le château de Touffou qui occupe une position dominante sur une terrasse de la rive gauche de la Vienne. Le donjon ; du 12ème siècle, a été agrandi au 15ème et le logis a été reconstruit au 16ème siècle par Jean III Chasteigner, seigneur de la Roche-Posay, chambellan de François 1er, époux de Claude de Montléon, dame de Touffou.

Bellefonds et La Chapelle Moulière

La Vienne coule ensuite entre Bellefonds (rive droite), toponyme qui apparaît dès 950 sous la forme Bella Fons  (belle source), où le pont de l’Écotière, construit en 1904, a remplacé un bac, cité en 1339,  et La Chapelle-Moulière, citée au 12ème siècle sous la forme Capella Moleriarum (la chapelle des moulières) par référence à l’extraction de la pierre meulière dans la région.

Ancien gué de l'Écotière
Ancien gué de l’Écotière
La Vienne au pont de l'Écotière, à Bellefonds (juillet 2017)
La Vienne au pont de l’Écotière, à Bellefonds (juillet 2017)

Un peu en aval de cette dernière commune se trouve un ancien lieudit appelé Saint-Claud, déformation de saint Cloud. Là, se trouvaient un gué sur la Vienne et une source réputée pour guérir les clous (les furoncles). A proximité une bourgade s’installa avec une chapelle qui disparut à la fin du 18ème siècle, un moulin à eau qui fonctionna de 1547 à 1918 et un lavoir.

Ancien lavoir de Saint-Claud, à La Chapelle Moulière
Ancien lavoir de Saint-Claud, à La Chapelle Moulière, en 1939
La Vienne à Saint-Claud (juillet 2017)
La Vienne à Saint-Claud (juillet 2017)

Bonneuil-Matours

Ici, la Vienne atteint 100 m. de large, avec un dénivelé de 50 cm au km et un débit allant de 1 m3/seconde à 1650 m3/s. Des carrières, exploitées dès l’époque gallo-romaine, permettaient d’extraire les « pierres de Damasseau« , qui étaient acheminées par charrettes vers le port et embarquées sur la Vienne jusqu’à Châtellerault.

La Vienne à Bonneuil-Matours (juillet 2017)
La Vienne à Bonneuil-Matours (juillet 2017)

Un premier pont suspendu, appelé « le pont de bois » (bien qu’il fût en fer, mais avec un tablier constitué de traverses de chênes) fut construit en 1846 ; à l’origine, ce pont était à péage, ce qui provoqua la colère des habitants de la rive droite ; il fut reconstruit en 1932 selon une nouvelle technique, dite des câbles à torsion alternative en fuseau, avec des câbles composés de 127 fils d’acier, ce qui permet le passage de véhicules de 19 tonnes.

Le pont suspendu de Bonneuil-Matours (juillet 2017)
Le pont suspendu de Bonneuil-Matours (juillet 2017)

Vouneuil-sur-Vienne

De la grande voie gallo-romaine, qui allait de Poitiers à Tours, une voie secondaire partait vers l’est, à Moussais (commune de Vouneuil-sur-Vienne) pour rejoindre Blois, via Montrichard. C’est là, selon la tradition, que ce serait déroulée la première « bataille de Poitiers » opposant les troupes maures d’Abd er Ramane à celles de Charles Martel et ce lieu fut ensuite nommé Moussais-la-bataille.

La Vienne à Ribes, commune de Vouneuil-sur-Vienne (août 2011)
La Vienne à Ribes, commune de Vouneuil-sur-Vienne (août 2011)

Cette voie secondaire franchissait la Vienne, en amont de Vouneuil,  au gué de Ribes, déformation de Rives, où il y avait, à l’époque gallo-romaine, un temple et un port, de chaque côté de la rivière, qui était encore utilisé en 1609 lors de la construction du pont Henri IV à Châtellerault (voir ci-après). Ce gué fut ensuite remplacé par un bac. Ribes comptait encore une centaine d’habitants en 1900 ; des grottes troglodytiques et des silex taillés indiquent l’ancienneté de ce lieu, également riche en minerai de fer, d’où le nom de Forges, donné anciennement à ce hameau. Selon une tradition locale, la Vienne était ici appelée « la rivière aux oies », déformation possible de « la rivière de la voie (romaine). »

En aval, la Vienne faisait fonctionner le moulin de Chitré, du 15ème siècle, maintenant confié au CPIE (Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement). Ce lieu-dit est cité dès le 10ème siècle sous la forme Kastriaco, venant du gallo-romain Casteriacum ou domaine de Casterius.

La Vienne au moulin de Chitré (juillet 2017)
La Vienne au moulin de Chitré (juillet 2017)

Availles-en-Châtellerault et Cenon-sur-Vienne

Après Vouneuil, la Vienne, sur laquelle il y a de nombreux barrages et moulins, coule entre deux communes : Availles-en-Châtellerault, commune sur la rive droite, un peu éloignée de la Vienne et Cenon-sur-Vienne sur la rive gauche.

La Vienne à Availles-en-Châtellerault (juillet 2017)
La Vienne à Availles-en-Châtellerault (juillet 2017)

Un petit port, dans le centre de Cenon, abrite des bateaux électriques, avec lesquels on peut se promener sur la Vienne.

Le port de Cénon (juillet 2017)
Le port de Cénon (juillet 2017)

Juste à la sortie de Cenon et peu avant Châtellerault, la Vienne est rejointe par le Clain, qui permettait aux bateaux de remonter jusqu’à Poitiers.

Près de Cenon, anciennement Senomagos (le vieux marché), se trouvait une importante agglomération gallo-romaine nommée Briva (le pont), aujourd’hui le Vieux Poitiers, située sur la voie Poitiers-Tours.

Le confluent de la Vienne (à gauche) et du Clain (juillet 2017)
Le confluent de la Vienne (à gauche) et du Clain (juillet 2017)

Une personne a commenté “Parcours de la Vienne

  • LECHEVALIER Michèle a écrit le :

    Super Pierre-Marie, cela donne envie de faire le même parcours. J’ai pas encore tout regardé mais bravo pour ce cheminement et ces si belles photos.

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