3-Ces deux photographies, un peu étranges, ont été prises en 1863, toujours par Constantin (mais 21 rue Drouot, Paris 9ème).

C’est sans doute cette seconde photographie que Mallarmé envoie au félibre Frédéric Mistral le 30 décembre 1864, avec ses vœux de nouvel an et en ajoutant ces mots : « J’ai là une vieille image : je vous l’envoie parce que le jour où je ne serai plus que mon ombre, et ce jour vient, elle aura une certaine valeur de bizarrerie. »

C’est probablement aussi la même photographie qu’il adresse le 30 décembre 1865 au poète parnassien José-Maria de Heredia avec ces mots : « je retrouve un ancien portrait du temps où je sombrais dans la mer du Spleen, j’ai l’air, n’est-ce pas, d’un naufragé qui se résigne ; »

Notons ce témoignage du poète parnassien François Coppée qui fait cette description de Mallarmé, qu’il a connu en 1865 : « le compliqué, l’exquis Stéphane Mallarmé, petit, au geste calme et sacerdotal, abaissant ses cils de velours sur ses yeux de chèvre amoureuse et rêvant à de la poésie qui serait de la musique, à des vers qui donneraient la sensation d’une symphonie. »

2 ont commenté “1- Portraits de Mallarmé (1842-1898)

  • Vanelle a écrit le :

    Bonjour,

    Quelqu’un peut-il me dire à quelle date le peintre François Nardi fit le portrait de Stéphane Mallarmé.

    Merci d’avancez, Bertille Vanelle

    Répondre
    • a écrit le :

      Bonjour,
      Je ne connaissais pas ce portrait et à vrai dire, je ne connaissais pas non plus François Nardi. Il est possible que ce portrait ait été fait d’après une photographie car je n’ai trouvé aucune trace d’une relation entre Nardi et Mallarmé.
      Meilleures salutations.
      pmd

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