Georges Moore (1852-1933)


Georges Moore est né en 1852 en Irlande. Il vécut à Londres de 1869 à 1873, son père ayant été élu au Parlement en 1868. Il vécut ensuite à Paris de 1873 à 1880 où il étudia la peinture à l’école des beaux-arts. Mais il opta pour l’écriture. Georges Moore mourut en 1933 à Londres. Ses principales œuvres sont : Flowers of passion (poèmes) en 1878, Martin Luther (pièce de théâtre écrite en collaboration avec l’auteur dramatique Bernard Lopez) en 1879, A modern lover (nouvelles) en 1883, Confessions of a young man (1888), Hail and Farewell (autobiographie) 1911-1914, Avowals (souvenirs) en 1919.

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Georges Moore dans le jardin de Manet, par Manet

Georges Moore rencontra sans doute Mallarmé en 1878, lui apportant alors son premier recueil de poèmes, mais Georges Moore, qui, dans différents écrits, rapporte de nombreuses confidences que lui aurait faites Mallarmé, donne parfois des versions différentes et donc assez peu fiables de cette première rencontre ; selon une version, c’est l’auteur dramatique Bernard Lopez, qui venait dîner tous les lundis à l’hôtel de Russie à Paris où Moore habitait alors, qui lui fit connaître Catulle Mendès qui lui-même lui fit connaître Mallarmé ; mais selon une autre version, c’est Villiers, dont il avait fait la connaissance au café du Rat mort, qui lui donna une lettre de recommandation pour Mallarmé.


Dans Mes souvenirs sur Mallarmé (supplément littéraire du Figaro daté du 13 octobre 1923) Moore décrit ainsi cette rencontre : « La partie de la rue de Rome qui confine à la place de l’Europe est bordée de belles maisons mais l’extrémité, dès que l’on a dépassé le boulevard extérieur, n’est plus qu’un bas quartier. La maison qu’habitait Mallarmé ne payait pas de mine (…) un escalier mal tenu et tortueux montait en spirale étroite jusqu’au-delà du troisième étage. Au quatrième, la porte me fut ouverte par un petit homme trapu, entre deux âges, dont l’aspect était celui d’un ouvrier français … ».

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Georges Moore au café par Manet

Toujours selon ses dires, c’est lui qui aurait initié Mallarmé au canotage. Il traduisit et fit paraître dans une revue anglaise The Savoy, le poème en prose Le phénomène futur (seul texte de Mallarmé dont Baudelaire avait daigné faire quelque éloge).


En 1897, lors d’un repas à Samois, chez Dujardin, Mallarmé aurait parlé à Moore, d’un scénario qui peut faire songer à Igitur et à Un coup de dés : « un colloque d’un homme avec le germe des générations futures qu’il porte en lui (…) un homme aime une femme et il va l’épouser ; mais le germe qui est en cet homme (l’enfant potentiel), révolté à la pensée que sa mère potentielle cessera d’être vierge, s’efforce de dissuader l’homme de ce mariage. »

9 ont commenté “10- Les ami-e-s de Mallarmé

  • MERY LAURENT a écrit le :

    Pouvez-vous donner une explication HISTORIQUE (datée) du fait que Anne Rose Suzanne Louviot, née ‘en 1849, soit la « fille naturelle » de F.C. de Canrobert qui, de 1835 à 1849 sert en Algérie ?
    Il est rappelé à Paris (1850-1851 / coup d’état / aide de camp du prince président) ; il participe à la guerre de Crimée et est rappelé par l’empereur à Paris (1856)
    Ce n’est qu’en 1859 qu’il devient gouverneur militaire de Nancy où il demeure jusqu’en 1862 (attesté par « L’Almanach de la Meurthe » pour ces années.
    C’est Méry elle-même qui raconte « pris par elle à quinze ans » (sic) ; « mariée par lui à un paysan »… etc

    « Les mauvaises langues » sont souvent de « mauvaises sources » d’information, surtout lorsqu’on ne vérifie rien.

    Heureusement, il y de sérieuses publications sur tous ces sujets, et qui ne manquent pas de citer leurs références.

    Ce qui manque regrettablement à vos travaux, par ailleurs amusants.

    Cordiales salutations.

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  • Joël Goffin a écrit le :

    Je vous suggère le parcours de mon site bruges-la-morte.net

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  • Jack Klempay a écrit le :

    Pouvez-vous partager la source de vos informations sur l’amitié entre Mallarmé et Nina de Callias? Je m’intéresse surtout aux versions différentes du sonnet.

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  • a écrit le :

    Can you tell me if you’ve any idea if this gentleman may have been related to an arm of the Desessarts family that immigrated to the United States & took up residence in Louisiana, first in New Orleans–also having a plantation in St. Domingue–& then in the Opelousas, LA area? The most notable of this line was Denis Richard Dechanet dit Desessarts, who was a French actor who came to the United States & helped found the theater in New Orleans. His son, Hilaire, owned a sugar plantation & was the patriarch of a family line from which I descend. Thank you!

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  • Musée Stéphane Mallarmé a écrit le :

    Bonjour Mr
    La photo de la tombe en présent sur votre site est celle d’ Olivier Larronde et Jean Pierre Lacloche. Si vous le souhaite je peut vous envoyer la photo de la tombe de Misia

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