Arthur O’Shaughnessy (1844-1881) Mallarmé fit sa connaissance, sans doute par l’intermédiaire de John Payne, en 1875, au Bristish Museum de Londres, où O’Shaughnessy était employé. C’est lui qui proposa à Mallarmé d’écrire des « gossips » (« bavardages ») dans la revue Athenaeum, où lui-même écrivait des articles sur la littérature française et en particulier sur les poètes parnassiens. Les premiers gossips parurent en 1875. La même année, en décembre, O’Shaughnessy fit un court séjour chez Mallarmé, à Paris. Pour le remercier O’Shaughnessy envoya à Geneviève et à Anatole Toyland, un recueil de contes pour enfants, qu’il avait écrit en collaboration avec son épouse Eleanor Marston. C’est à lui que Mallarmé écrit, en février 1876 : « pour le moment je suis en train de fabriquer le scénario d’un très gros mélodrame populaire. » Mallarmé reparlera de ce « vaste mélodrame populaire » dans une autre lettre à O’Shaughnessy, en mars 1876. De nouveau, en décembre 1877, Mallarmé écrit à O’Shaughnessy : « j’étudie partout les fragments d’un Théâtre nouveau qui se prépare en France et que je prépare de mon côté ; quelque chose qui éblouisse le peuple souverain (…) Tel est le but ; c’est roide (…) Vous rappelez-vous Léona Dare (aux Folies-Bergère) ? Elle a sa place en ce vaste spectacle. » L’épouse de O’Shaughnessy mourut en janvier 1879 et lui-même mourut peu après, à l’âge de 37 ans. La lettre de condoléances que Mallarmé lui écrivit en février 1879 semble être sa dernière lettre à O’Shaughnessy. Disciple de Swinburne, qu’il pastichait, il publia notamment en 1872 Lays of France, adaptation des poèmes de Marie de France.

9 ont commenté “10- Les ami-e-s de Mallarmé

  • MERY LAURENT a écrit le :

    Pouvez-vous donner une explication HISTORIQUE (datée) du fait que Anne Rose Suzanne Louviot, née ‘en 1849, soit la « fille naturelle » de F.C. de Canrobert qui, de 1835 à 1849 sert en Algérie ?
    Il est rappelé à Paris (1850-1851 / coup d’état / aide de camp du prince président) ; il participe à la guerre de Crimée et est rappelé par l’empereur à Paris (1856)
    Ce n’est qu’en 1859 qu’il devient gouverneur militaire de Nancy où il demeure jusqu’en 1862 (attesté par « L’Almanach de la Meurthe » pour ces années.
    C’est Méry elle-même qui raconte « pris par elle à quinze ans » (sic) ; « mariée par lui à un paysan »… etc

    « Les mauvaises langues » sont souvent de « mauvaises sources » d’information, surtout lorsqu’on ne vérifie rien.

    Heureusement, il y de sérieuses publications sur tous ces sujets, et qui ne manquent pas de citer leurs références.

    Ce qui manque regrettablement à vos travaux, par ailleurs amusants.

    Cordiales salutations.

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  • Joël Goffin a écrit le :

    Je vous suggère le parcours de mon site bruges-la-morte.net

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  • Jack Klempay a écrit le :

    Pouvez-vous partager la source de vos informations sur l’amitié entre Mallarmé et Nina de Callias? Je m’intéresse surtout aux versions différentes du sonnet.

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  • a écrit le :

    Can you tell me if you’ve any idea if this gentleman may have been related to an arm of the Desessarts family that immigrated to the United States & took up residence in Louisiana, first in New Orleans–also having a plantation in St. Domingue–& then in the Opelousas, LA area? The most notable of this line was Denis Richard Dechanet dit Desessarts, who was a French actor who came to the United States & helped found the theater in New Orleans. His son, Hilaire, owned a sugar plantation & was the patriarch of a family line from which I descend. Thank you!

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  • Musée Stéphane Mallarmé a écrit le :

    Bonjour Mr
    La photo de la tombe en présent sur votre site est celle d’ Olivier Larronde et Jean Pierre Lacloche. Si vous le souhaite je peut vous envoyer la photo de la tombe de Misia

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