Paul Valéry (1871-1945)

C’est par l’intermédiaire de Pierre Louÿs, rencontré par hasard à Montpellier, que Paul Valéry fit la connaissance de Mallarmé. En octobre 1890, Paul Valéry écrit à Mallarmé pour la première fois en joignant à son envoi Le Jeune Prêtre et La Suave Agonie. Mallarmé lui répond qu’il a vu dans ces vers « le don de subtile analogie avec la musique adéquate ».

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Paul Valéry en 1890

Le 10 octobre 1891, Valéry rend visite à Mallarmé ; « Sous la lampe très faible la mère et la fille brodent, roses sur le ton brun d’une minuscule salle à manger » écrira-t-il plus tard.


Le 27 juillet 1895, avec Pierre Louÿs et André Fontainas, il se rend à Valvins, où il ira souvent par la suite et où il fera du canotage sur la yole « à jamais littéraire » comme il le dit dans Valvins.


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Valéry photographié par Pierre Louÿs

C’est au cours d’un mardi, en 1898, que Valéry rencontre chez Mallarmé Jeannie Gobillard, qui deviendra son épouse. La dernière visite de Valéry à Mallarmé se situe le 14 juillet 1898 et celui-ci la raconte dans Le Gaulois, le 17 octobre 1923 ; « Je songeais, près de lui, vivant, à son destin comme achevé » dira-t-il rétrospectivement.

Lors de l’enterrement de Mallarmé, Valéry doit prendre la parole au nom des jeunes mais, terrassé par l’émotion, il ne réussit qu’à émettre « quatre sons ». Quelques jours après, le 6 octobre 1898, Geneviève lui demande de venir à Valvins afin de trier les papiers de Mallarmé. Est-ce le choc de cette mort qui détournera Valéry de la littérature de 1898 à 1920 ?

9 ont commenté “10- Les ami-e-s de Mallarmé

  • MERY LAURENT a écrit le :

    Pouvez-vous donner une explication HISTORIQUE (datée) du fait que Anne Rose Suzanne Louviot, née ‘en 1849, soit la « fille naturelle » de F.C. de Canrobert qui, de 1835 à 1849 sert en Algérie ?
    Il est rappelé à Paris (1850-1851 / coup d’état / aide de camp du prince président) ; il participe à la guerre de Crimée et est rappelé par l’empereur à Paris (1856)
    Ce n’est qu’en 1859 qu’il devient gouverneur militaire de Nancy où il demeure jusqu’en 1862 (attesté par « L’Almanach de la Meurthe » pour ces années.
    C’est Méry elle-même qui raconte « pris par elle à quinze ans » (sic) ; « mariée par lui à un paysan »… etc

    « Les mauvaises langues » sont souvent de « mauvaises sources » d’information, surtout lorsqu’on ne vérifie rien.

    Heureusement, il y de sérieuses publications sur tous ces sujets, et qui ne manquent pas de citer leurs références.

    Ce qui manque regrettablement à vos travaux, par ailleurs amusants.

    Cordiales salutations.

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  • Joël Goffin a écrit le :

    Je vous suggère le parcours de mon site bruges-la-morte.net

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  • Jack Klempay a écrit le :

    Pouvez-vous partager la source de vos informations sur l’amitié entre Mallarmé et Nina de Callias? Je m’intéresse surtout aux versions différentes du sonnet.

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  • a écrit le :

    Can you tell me if you’ve any idea if this gentleman may have been related to an arm of the Desessarts family that immigrated to the United States & took up residence in Louisiana, first in New Orleans–also having a plantation in St. Domingue–& then in the Opelousas, LA area? The most notable of this line was Denis Richard Dechanet dit Desessarts, who was a French actor who came to the United States & helped found the theater in New Orleans. His son, Hilaire, owned a sugar plantation & was the patriarch of a family line from which I descend. Thank you!

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  • Musée Stéphane Mallarmé a écrit le :

    Bonjour Mr
    La photo de la tombe en présent sur votre site est celle d’ Olivier Larronde et Jean Pierre Lacloche. Si vous le souhaite je peut vous envoyer la photo de la tombe de Misia

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