Harriet (Ettie) Yapp (1846-1873)

Harriet (dite Ettie) Yapp n’a que 16 ans lorsque Mallarmé fait sa connaissance le 11 mai 1862, lors de la promenade dans la forêt de Fontainebleau, où elle est en compagnie de sa sœur Isabelle et de sa mère.


Aimée par Henri Cazalis, qui la surnomme Sperata, elle séduit aussi Mallarmé qui la décrit ainsi dans Le Carrefour des Demoiselles :


Ettie, en patois Henriette,

Plus agile que feu Guignol

Voltigeait comme une ariette

Dans le gosier d’un rossignol ;


Le 1er juillet 1862, Mallarmé écrit à Henri Cazalis, à propos d’Ettie « Elle sera mon idéal dans la vie. Comme ma sœur l’est dans la mort. »

Ettie Yapp

À la demande de Cazalis, Mallarmé fait un portrait d’Ettie dans le poème Apparition où elle est « la fée au chapeau de clarté » (poème publié en 1883 dans la revue Lutèce) et où elle se confond sans doute avec Marie Gerhard !


Fille du journaliste Edward Yapp, correspondant à Paris du Daily Telegraph, Ettie Yapp devient elle aussi journaliste et écrit, avec ses sœurs et sous le pseudonyme commun d’Éliane de Marsys, dans la revue féminine The Queen.


Longtemps courtisée par Cazalis, elle finit par épouser l’égyptologue Gaston Maspéro, le 11 novembre 1871 mais elle meurt, à 27 ans, en 1873, d’une fièvre puerpérale, après la naissance de sa seconde fille.


Selon Charles Mauron, c’est à sa mémoire que Mallarmé écrivit, le 2 novembre 1877, le sonnet Sur les bois oubliés, avec cette dédicace : Pour votre chère morte, son ami.

9 ont commenté “10- Les ami-e-s de Mallarmé

  • MERY LAURENT a écrit le :

    Pouvez-vous donner une explication HISTORIQUE (datée) du fait que Anne Rose Suzanne Louviot, née ‘en 1849, soit la « fille naturelle » de F.C. de Canrobert qui, de 1835 à 1849 sert en Algérie ?
    Il est rappelé à Paris (1850-1851 / coup d’état / aide de camp du prince président) ; il participe à la guerre de Crimée et est rappelé par l’empereur à Paris (1856)
    Ce n’est qu’en 1859 qu’il devient gouverneur militaire de Nancy où il demeure jusqu’en 1862 (attesté par « L’Almanach de la Meurthe » pour ces années.
    C’est Méry elle-même qui raconte « pris par elle à quinze ans » (sic) ; « mariée par lui à un paysan »… etc

    « Les mauvaises langues » sont souvent de « mauvaises sources » d’information, surtout lorsqu’on ne vérifie rien.

    Heureusement, il y de sérieuses publications sur tous ces sujets, et qui ne manquent pas de citer leurs références.

    Ce qui manque regrettablement à vos travaux, par ailleurs amusants.

    Cordiales salutations.

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  • Joël Goffin a écrit le :

    Je vous suggère le parcours de mon site bruges-la-morte.net

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  • Jack Klempay a écrit le :

    Pouvez-vous partager la source de vos informations sur l’amitié entre Mallarmé et Nina de Callias? Je m’intéresse surtout aux versions différentes du sonnet.

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  • a écrit le :

    Can you tell me if you’ve any idea if this gentleman may have been related to an arm of the Desessarts family that immigrated to the United States & took up residence in Louisiana, first in New Orleans–also having a plantation in St. Domingue–& then in the Opelousas, LA area? The most notable of this line was Denis Richard Dechanet dit Desessarts, who was a French actor who came to the United States & helped found the theater in New Orleans. His son, Hilaire, owned a sugar plantation & was the patriarch of a family line from which I descend. Thank you!

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  • Musée Stéphane Mallarmé a écrit le :

    Bonjour Mr
    La photo de la tombe en présent sur votre site est celle d’ Olivier Larronde et Jean Pierre Lacloche. Si vous le souhaite je peut vous envoyer la photo de la tombe de Misia

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