Alfred Espinas (1844-1922)


Les premiers amis connus de Stéphane Mallarmé sont des condisciples du lycée de Sens, dont il cite les noms ou les initiales dans les poèmes de son recueil : Entre quatre murs. 1859-1860. Ce sont Albert Armand, Amédée Dadé, Alfred Espinas, Charles Germain, Adrien Jalouzet, Émile Peltier et Émile Roquier.


Le poème IV-4 intitulé Réponse et dédié A Esp. contient ces vers (prémonitoires ?) :


Eh ! quoi faudrait-il donc s’endormir en son nid,

Quand hurle le Mistral qui peut vous casser l’aile ?


Un manuscrit de ce poème, daté du 30 mars 1859, a été adressé à Alfred Espinas, avec une dédicace, dont voici le début : « Ami, je te donne une heure, en attendant mieux. Rien qui m’ennuie plus que ces réponses, aussi pardonne-moi la faiblesse de celle-ci. ».


Alfred Espinas, né le 23 mai 1844, disciple d’Auguste Comte, devint professeur de philosophie et fut élu membre de l’Académie des sciences morales et politiques en 1905.


Le poème V-1 : Triolet improvisé cite : « Peltier le moine » et « le blond Jalouzet ». Le poème VI-1 : Éclat de rire est dédié A E. Germain-le-fol.


Ces poèmes parlent aussi de deux jeunes anglaises, dont les familles fréquentaient les Desmolins à Passy : Harriet Smythe et Emma Sullivan. Les poèmes II-3 : Sa fosse est creusée !.. et II-4 : Sa fosse est fermée !..à la mémoire d’Harriet Smythe, morte de la poitrine dans l’été de 1859. Une larme sur sa tombe, ce n’est pas trop pour tous les sourires angéliques qu’elle nous donnait. »

9 ont commenté “10- Les ami-e-s de Mallarmé

  • MERY LAURENT a écrit le :

    Pouvez-vous donner une explication HISTORIQUE (datée) du fait que Anne Rose Suzanne Louviot, née ‘en 1849, soit la « fille naturelle » de F.C. de Canrobert qui, de 1835 à 1849 sert en Algérie ?
    Il est rappelé à Paris (1850-1851 / coup d’état / aide de camp du prince président) ; il participe à la guerre de Crimée et est rappelé par l’empereur à Paris (1856)
    Ce n’est qu’en 1859 qu’il devient gouverneur militaire de Nancy où il demeure jusqu’en 1862 (attesté par « L’Almanach de la Meurthe » pour ces années.
    C’est Méry elle-même qui raconte « pris par elle à quinze ans » (sic) ; « mariée par lui à un paysan »… etc

    « Les mauvaises langues » sont souvent de « mauvaises sources » d’information, surtout lorsqu’on ne vérifie rien.

    Heureusement, il y de sérieuses publications sur tous ces sujets, et qui ne manquent pas de citer leurs références.

    Ce qui manque regrettablement à vos travaux, par ailleurs amusants.

    Cordiales salutations.

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  • Joël Goffin a écrit le :

    Je vous suggère le parcours de mon site bruges-la-morte.net

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  • Jack Klempay a écrit le :

    Pouvez-vous partager la source de vos informations sur l’amitié entre Mallarmé et Nina de Callias? Je m’intéresse surtout aux versions différentes du sonnet.

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  • a écrit le :

    Can you tell me if you’ve any idea if this gentleman may have been related to an arm of the Desessarts family that immigrated to the United States & took up residence in Louisiana, first in New Orleans–also having a plantation in St. Domingue–& then in the Opelousas, LA area? The most notable of this line was Denis Richard Dechanet dit Desessarts, who was a French actor who came to the United States & helped found the theater in New Orleans. His son, Hilaire, owned a sugar plantation & was the patriarch of a family line from which I descend. Thank you!

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  • Musée Stéphane Mallarmé a écrit le :

    Bonjour Mr
    La photo de la tombe en présent sur votre site est celle d’ Olivier Larronde et Jean Pierre Lacloche. Si vous le souhaite je peut vous envoyer la photo de la tombe de Misia

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