L’écrivain Henri Roujon, qui fut aussi directeur des Beaux Arts et membre de l’Académie Française, a laissé La Galerie des Bustes, une brève description de la Maison de Valvins : « quelques toiles de Jouy aux murs blanchis à la chaux, de bons vieux fauteuils, des livres des amis, quelques kakemonos, une pendule de Saxe digne d’un musée donnaient à cet asile champêtre une grâce d’aristocratie ». C’est lui qui, à la mort de Mallarmé, prononcera un discours « au nom des anciens ».

Jardin de la maison

James Whistler parle aussi, dans une lettre à sa femme, de cette maison où il séjourne en juin 1891 : « Mallarmé charmant. Une merveilleuse petite maison de campagne au bord de la rivière, où la petite famille mange de la soupe aux choux et s’habille n’importe comment ! ».


En effet, Mallarmé aime s’occuper de son jardin et comme il l’écrit à sa femme Marie et à sa fille Geneviève : « Tous les matins je me promène avec le sécateur et fais leur toilette aux fleurs avant la mienne ». Il porte alors des sabots, peut-être semblable à ceux que l’on voit sur une surprenante photo de Mallarmé en paysan ! Selon Hélène Pillu, ancienne conservatrice adjointe du musée Mallarmé, qui a aimablement accepté de relire et de corriger cette partie, il est possible que cette photographie ait été prise à Clermont-Ferrand en août 1888, alors que Mallarmé est au Splendide Hôtel de Royat où séjournent aussi Méry Laurent et le docteur Evans. (Voir Mallarmé rue de Rome).

2 ont commenté “9- Mallarmé à Valvins (1874-1898)

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