Mais un drame, depuis longtemps pressenti, va bouleverser Mallarmé : la mort d’Anatole.

Anatole vers 1879

Le 7 octobre 1879 Mallarmé écrit au poète anglais John Payne : « Cet enfant charmant et exquis m’avait captivé au point que je le mêle encore à tous mes projets d’avenir et à mes plus chers rêves. »


Robert de Montesquiou par Boldini

Et le même jour il écrit au dandy Robert de Montesquiou, modèle du Des Esseintes de Huysmans et du baron Charlus de Proust : « Oui, je suis bien hors de moi, et pareil à quelqu’un sur qui souffle un vent terrible et prolongé. Veilles, émotions contradictoires de l’espoir et de la crainte soudaine, ont supplanté toute pensée de repos (…). Pas de travail de longtemps ! Je ne savais pas cette flèche terrible dirigée sur moi de quelque coin d’ombre indiscernable. »


Le 8 octobre 1879, Anatole meurt, au 89 rue de Rome, à l’âge de 9 ans. Comme l’écrit Jean-Luc Steinmetz dans Mallarmé : l’absolu au jour le jour (Paris, 1998) : Anatole est allé rejoindre Igitur « malgré la défense de sa mère d’aller jouer dans les tombeaux ».

 

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