Critique de livre personnelle et transférable

Revue du recueil de poèmes de Carmen Carrizosa.

Comment dirais-je Forrest Gump:

« Je ne sais pas grand-chose sur presque tout. »

Mais je sais quand quelque chose me met sous la peau. Je le remarque. Et c’est une réalité sensorielle et immédiate indéniable. C'est quelque chose Personnel et transférableparaphrasant l’auteur à réviser.

Je dois avouer que cela faisait longtemps que je ne lisais plus de poésie et qu'avec le temps tout s'oublie. Je dois admettre que mon parcours n'a pas de mètre ni beaucoup de rimes et que ce n'est pas moi qui analyse ou juge un poète.

Cependant, il n'est pas nécessaire d'habituer le moine à se rendre compte que devant vous vous avez un poète ou une poétesse qui génère des émotions. Et c’est finalement de cela qu’il s’agit.

Elle est Carmen Carrizosa. Ce n'est qu'en deux ou trois battements qu'on se rend compte que cette plume s'est nourrie du chèvrefeuille de la poésie universelle. Les Manrique, Bécquer, Machado, Garcilaso, Quevedo, Alberti… Toute cette influence semble être dans le bagage palpitant d'un auteur qui trace son propre chemin, personnel et transférable.

J'ai toujours pensé que la poésie est quelque chose de viscéral, libre, honnête, ardent et curatif. Quelque chose qui cesse d'être le vôtre au moment précis où il vous quitte pour devenir texte. Cette âme imprimée sur papier devient celle de tous, a des centaines et des milliers d'interprétations, remue les sentiments et récupère les émotions perdues chez ceux qui n'en sont plus l'auteur. Un poème, même s’il n’a qu’un seul propriétaire, appartient à tous.

C'est ce que réalise Carmen, en faisant de nous un peu propriétaires de ses battements de cœur, de ses sourires, de ses alchimies… Parce qu'après l'avoir vécu, nous pouvons le faire nous-mêmes. C'est le sens infini de la poésie et de la « saudade » de cet auteur d'Estrémadure et de Cordoue d'adoption qui nous parle d'amitié, de nostalgie, de croissance personnelle et de bien d'autres intimités universelles. Il nous livre donc cent pages de sa vie, sans demander pardon ni permission. Le même avec lequel je vous offre ceci, je ne sais pas si c'est inutile, mais c'est un cadeau humble et affectueux sous forme d'hommage à votre livre :

BATTES

Connexion… Vous le saurez.

Je veux, parce que rien d'autre n'a d'importance

quand tu veux me trouver.

Ce quelqu'un, s'il veut m'aimer

J'aime ma façon,

Moments et arômes.

C'est comme ça que je te ressens,

comme une fusion,

séduction d'un trapéziste.

Regardons-nous, déjà vu…

Voyez-moi.

DES SOURIRES ET DES PAGES

Au pays des merveilles j'aime cette nuit de San Juan, mon rossignol dans le temps. Ces êtres réservés aux courageux à votre arrivée. A toi, ami, recette du bien-être, imagine des gens pour ta peau. Je serai là, poésie, dans les patios de Cordoue. Je te l'ai dit, c'est comme ça que je t'aime, je t'attends… Personne.

Peut-être que vous rirez en lisant cet ensemble de versets avec leurs titres, peut-être pas. Mais j'espère qu'elle est capable de se voir à travers ses mots. Tout comme celui qui lit son livre se verra un peu à travers les yeux et les vers de Carmen ; transformer quelque chose de personnel en transférable.

L'auteur, Carmen Carrizosa

Littéralement connue sous le nom de Carri, elle est une poète et écrivaine espagnole née à Azuaga (Badajoz, Estrémadure) et résidant à Cordoue. Elle est diplômée en Pédagogie et a développé une grande partie de son parcours professionnel lié à l'enseignement et à la formation à l'emploi.

En plus de Personnel et transférable, on peut trouver d'autres titres tels que :

Vous ressentirez (2021), son premier recueil de poèmes, composé de 71 poèmes axés sur la vie, l'amour et les valeurs humaines.

Raisons (2022), une œuvre divisée en plusieurs sections thématiques où elle réfléchit sur l'humanité, les femmes, la mémoire et l'inspiration poétique.