Critique du roman Ceci est le noyau, de Leonardo Cano

Revue de roman C'est le noyau

Synopsis de C'est le noyau

Pablo Alcubier va être le premier homme à transférer son esprit vers le métavers, dans un monde où les femmes détiennent exclusivement ce privilège. Alors qu'arrive le jour qui le mènera à l'immortalité, il assiste à des séances pour fixer les souvenirs de sa femme et de sa fille disparue, qu'il emmènera avec lui.

Dans un futur très proche, l’algorithme d’intelligence artificielle créé par une grande entreprise a révolutionné la vie humaine. La société est polarisée, les gens vivent isolés et un groupe d’hommes s’élève violemment contre ces privilèges pour s’emparer de l’algorithme. Mais, même face à la promesse de vie éternelle dans le métaverse, la recherche qu'entreprend désormais Pablo cache une autre intention.

Critique du roman C'est le noyau

Souvenir non mori

Commencer à réfléchir aux dangers de l'Intelligence Artificielle est effrayant, et encore plus si l'on lit ce roman de Leonardo Cano, qui lui a valu (après Ciudad de Barbastro) le Prix du Livre de l'Année de la Région de Murcie 2025. Et les vicissitudes que doit traverser son protagoniste, Pablo Alcubier, sont un avertissement de ce qui peut déjà nous attendre au retour de cinq années.

Métavers, implants mémoriels ou existences indirectes sur mesure sont quelques-unes des situations qui se présentent dans ce roman. Peut-être dystopique, peut-être prémonitoire, mais sans aucun doute effrayant. Leonardo Cano affiche également un vocabulaire technique créé pour l'occasion, mais il ne tourne pas le dos aux principaux problèmes sociaux auxquels nous sommes confrontés, et qui ne semblent pas voués à disparaître dans quelques décennies.

Des aspects tels que l'impuissance sociale, la solitude, la marginalisation, dans le cas présent des hommes, qui ne sont pas autorisés à accéder au maximum d'avancées (une sorte de revanche poétique après des siècles de domination masculine) sont très présents tout au long du récit, sans parler de quelque chose qui est présent depuis des siècles dans la littérature et dans nos vies : la peur de mourir et de ne rien laisser derrière notre éphémère passage dans la vie.

enfance

Une enfance en lambeaux, une famille habituée à survivre, un enfant malade et à la personnalité très particulière. Ce sont quelques-uns des traits avec lesquels est peint Pablo Alcubier, qui tente de trouver sa place dans une société aussi dystopique et excessivement technique. C’est dans ce cadre hostile et plein de vulnérabilités que nous devrons barboter jusqu’à ne plus pouvoir faire face aux risques de cette intelligence artificielle qui semble apparaître partout.

N'oubliez pas que nous sommes mortels, ne péchez pas en voulant être des dieux aux pieds pleins de morceaux et de nanorobots d'argile. C’est peut-être là l’un des messages d’un roman qui a mêlé la science-fiction aux grandes questions qui accompagnent depuis toujours l’être humain.

Le temps, comme toujours, sera celui qui prouvera ou réfutera Leonardo Cano, les lecteurs, quant à eux, ne pourront le lire qu'avec admiration.

Vous pouvez lire toutes mes critiques dans cette section : Critiques littéraires d'Antonio Parra Sanz.

À propos de l'auteur

LEONARDO CANO (Murcie, 1977) est écrivain, diplômé en droit et titulaire d'une maîtrise en théorie de la littérature et littérature comparée. Prix ​​Creajoven de la Région de Murcie, son premier roman, Le moyen âgea été finaliste pour le prix Premier Romain de Chambéry pour le meilleur premier roman européen. Actuellement, il est professeur d'écriture créative, après avoir fondé l'école Club Renacimiento, et dirige le podcast Salle de dégustationpour la marque Estrella de Levante. C'est le noyauPrix International du Roman LV Ciudad de Barbastro, est son deuxième roman.

Fiche technique

  • Qualification: C'est le noyau
  • Auteur : Léonard Cano
  • Éditeur : Gutenberg Galaxy
  • Année : 2024
  • Genre : Dystopique
  • Pages : 178 pages