Examen de Cartographie célested'Ismael Orcero, d'Antonio Parra Sanz
Synopsis du livre cartographie céleste, par Ismaël Orcero
Lorsque le réveil sonne, certains d’entre nous oublient ce qui aurait pu se produire mais qui ne s’est pas produit. Les espoirs et les rêves de jeunesse, ancrés dans une mauvaise compagnie ou une guitare électrique, deviennent des fantasmes lorsqu'il faut se présenter au bureau, aller chercher un enfant à la garderie ou participer à des événements familiaux le dimanche.
Dans ce livre d'Ismael Orcero Marín apparaissent des souvenirs, des désirs, des fantasmes et des moments présents, certains d'entre eux dans des lieux qui n'existent que dans la mémoire et, par conséquent, dans votre imagination. Des moments qui tracent un chemin vers la vie que nous avons tous en réserve à l'âge adulte et que, à l'adolescence, on n'imagine jamais à quoi ils sont devenus.
Revue de la cartographie céleste, par Ismael Orcero
COURTE DISTANCE
Ismael Orcero se montre une fois de plus comme un auteur fidèle à l'histoire, à courte distance, qui est peut-être celle qu'il maîtrise le mieux et celle qui lui donne habituellement le plus de satisfaction en tant qu'écrivain, et il le fait avec un livre très bien tissé, armé d'histoires qui tournent autour d'un événement, d'un pub, d'un quartier, d'une vieille amitié, et qui l'amènent à se connecter très rapidement avec le lecteur.
Ces environnements un peu austères, avec certains airs de sale réalisme, finissent par devenir un territoire commun pour l'auteur, capable de tracer des situations dans lesquelles le trait épais est habituellement nécessaire au récit, et pour que l'on connaisse bien les êtres qui le peuplent. Voilà, sans aller plus loin, le Samedi dur de l'histoire 'Les Mains Vides', un lieu digne du meilleur cinéma indépendant.
Si l'on ajoute par exemple à ces lieux la présence indispensable de la musique, nous nous retrouvons face à des ambiances non seulement littéraires, mais aussi pleines de recoins sombres que les personnages doivent éclairer, pour nous mais aussi pour eux, et ainsi pouvoir justifier un souvenir, un voyage, un rendez-vous…
Et si l'on parle de personnages, il y en a certains dans le livre qui méritent une place de choix, comme ce légionnaire sur la mule de « Bad Company ». Mais il n'est pas le seul, ces pages sont peuplées d'une série de créatures rythmées par un certain air d'échec, d'insatisfaction vitale, mais aussi par un instinct de survie qui consiste parfois à tourner le dos au vent et à finir par se laisser aller. De plus, on les voit entrer et sortir de plus d'une histoire, ce qui donne au livre l'envie de créer un univers commun que le lecteur puisse reconnaître.
Dans certaines histoires, nous trouvons un magnifique échantillon de certaines intrigues de la société actuelle, avec les mensonges du néolibéralisme, les exploitations habituelles et les notes d'amertume, racontées par Ismael Orcero sans stridence ni artifice. Un livre donc qui ne nous laissera pas indifférent, et dont il faut savourer les histoires à petites gorgées, pour que la solitude reste au palais de notre mémoire.
À propos de Ismaël Orcero
ISMAEL ORCERO MARÍN Il est né à Carthagène en 1978 et réside actuellement dans la commune de Llano de Molina de Segura. Il travaille comme ingénieur technique naval et est l'auteur du livre de nouvelles la fin du monde (2018), tiré du roman jeunesse Histoires d'une ville inondée (2018) et les romans Le trésor de Jacinto Montiel (2019), Les soldats du Ciel (2022) et dette de sang (2022) et aussi, plus récemment, revenu sur l’histoire avec monstres sur le mur (2024). Il a également publié le mémoire Théâtre Fantôme (2021), avec lequel il a été finaliste du XIX Prix Setenil du meilleur livre de nouvelles publié en Espagne.
Fiche technique
- Qualification: Cartographie céleste.
- Auteur : Ismaël Orcero
- Éditeur: Dyskolo
- Année : 2026
- Genre : Histoires
- Pages : 115 pages