Cette cité a été fondée entre 10 avant J.C et  10 après J.C. par l’empereur César Auguste, en tant que capitale des Turons.

Il existait antérieurement un village turon dont on a retrouvé quelques traces dans le quartier des Halles (rues Julien le Roy et Néricault-Destouches, hôpital de Clocheville) où l’on a découvert des débris de céramiques, dont un morceau d’assiette en céramique grise portant le graffito Caranus Optatus (patronyme associant un nom celtique et un nom latin) ainsi que 14 potins à la tête diabolique, considérés généralement comme la monnaie des Turons.

Il reste assez peu de traces du Caesarodunum antique : on peut cependant noter (en allant de l’est vers l’ouest) la découverte des éléments suivants :

  • Près du croisement de la rue Nationale avec les rues Émile Zola et de la scellerie, à l’emplacement présumé du forum, un temple rond construit sur 900 pieux de chêne, près duquel on a trouvé un long fragment de corniche provenant d’un bâtiment du forum.
  • Des traces des thermes construits vers 70/80 à l’emplacement actuel du lycée Descartes et du château ; on a aussi trouvé rue Bernard Palissy  (près du lycée Descartes), un bâtiment public du 1er siècle comprenant un puits consolidé avec des planches de chêne.
  • Place de la Résistance, à côté de la rue Nationale, de la céramique de la Graufesenque, signée OFMVI (marque du potier Murranus) et de Lezoux, signée du potier Manertus.
  • Près du cloître Saint-Martin, une construction du 1er siècle après J.C. avec des enduits peints à fond rouge agrémentés de motifs végétaux verts et de motifs géométriques jaunes et noirs.
  • Rue et place de la Victoire, des constructions du 1er s. avec des murs sur pieux de chêne ; à cette époque, en effet, cet endroit était peu ferme car il était alors situé sur une berge de la Loire.
  • Rue de Clocheville, un bâtiment des 1er/2ème s. avec des murs en petit appareil de belle qualité, aux joints tirés au fer.

On pense qu’un pont permettant de traverser la Loire et de rejoindre Saint-Symphorien fut édifié vers 40/50 après J.C. et réparé vers 80/120 : ce pont fut utilisé jusqu’au 4ème s. puis restauré ou reconstruit au moyen-âge ; on peut encore voir, quand les eaux sont basses, les piliers de ce pont en amont du pont suspendu de Saint-Symphorien.

La cité atteint son apogée au 4ème siècle ; elle prend alors le nom  de civitas Turonorum et devient la métropole de la province Lyonnaise Troisième ; un castrum est alors édifié, intégrant l’amphithéâtre construit sous le règne d’Hadrien ; il reste de cette époque d’importants vestiges des remparts (rue de Ursulines).

On a aussi trouvé, dans une nécropole située près du cloître Saint-Martin, un sarcophage du 4ème ou 5ème siècle, taillé dans une borne milliaire au nom de l’empereur M. Claudius Tacitus.

C’est à cette époque que Martinus (plus connu sous le nom de saint Martin) devient le troisième évêque de Tours et fonde l’abbaye de Marmoutiers, où l’on a découvert des vestiges d’un édifice avec des murs en petit appareil recouverts d’enduits peints rouge pompéien ainsi que des fragments de céramiques et un dé à jouer en os.

Mais l’empire romain est attaqué de toutes parts et après la déposition de Romulus Augustus, le roi des WisigothsEuric, conquiert toute la partie de la Gaule au sud de la Loire ainsi que l’Espagne ; c’est en 480 qu’il s’empare de Tours, dont Clovis s’emparera ensuite en 507 après avoir tué Alaric II à la bataille de Vouillé, près de Poitiers.

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