VOIE SUD-NORD DE POITIERS AU MANS VIA NOUÂTRE ET TOURS 
 

Venant d’Espagne, un voyageur (un militaire ou un marchand, probablement) qui allait vers la Gaule du nord empruntait une voie qui passait par Bordeaux (Burdigala) et par Saintes (Mediolanum Santonum : Le Milieu de la Plaine des Santons) avant d’arriver à Poitiers (Limonum) : la capitale des Pictons. La voie continuait ensuite par Jaunay-Clan, où se trouve une portion de cailloutis datée de 2 500 avant JC puis par Moussais-la-bataille (commune de Vouneuil-sur-Vienne), d’où partait une voie allant vers Blois et Orléans (voir voie 6.1).

 

Peu après la voie arrivait sur la commune de Naintré, où l’on peut voir les ruines imposantes de Vetus Pictavis (le Vieux-Poitiers), dont une partie est sur la commune voisine de Cenon-sur-Vienne. Il s’agissait d’une cité importante, où demeurent les ruines d’un théâtre gallo-romain pouvant accueillir 10 000 spectateurs, située non loin du confluent de la Vienne et du Clain, dont le nom ancien : Briva (le Passage) est indiqué sur un menhir par une dédicace gauloise émanant d’un certain Frontu ; cette agglomération était près d’un gué sur le Clain (d’où son nom), dont des restes ont été retrouvés au lieu-dit les Berthons. Comme tous les grands sites placés près des frontières, il s’agissait sans doute d’un sanctuaire où différentes tribus gauloises pouvaient se rencontrer sans risques.

Voie au Vieux-Poitiers (sept 2010)
Voie au Vieux-Poitiers (sept 2010)

Sous le nom actuel de GR 655, la voie passait ensuite par Chézelles (commune de Cenon-sur-Vienne) où elle rejoignait et empruntait jusqu’à Nouâtre, une voie venant de Limoges, suivant d’abord la rive gauche de la Vienne (voir voie 4.2), puis la rive droite (voir voie 4.1).

Ancienne voie à l'entrée de Nouâtre (juillet 2018)
Ancienne voie à l’entrée de Nouâtre (juillet 2018)

À la sortie de Nouâtre, au hameau de Chenevelles, à cheval sur les communes de Nouâtre et de Pouzay, se trouvait la bifurcation avec la voie 4.1 ; la voie principale continuait à droite de la Piraudière, où elle a été vue d’avion, longeait un petit bois et est encore bien visible sous la forme d’un chemin, servant de limite entre Pouzay et Noyant-de-Touraine, qui arrive au lieu-dit La Billette ; où il y avait vraisemblablement un octroi, ce lieu étant à la limite entre trois communes (Pouzay, Noyant-de-Touraine et Trogues) et où une hache polie en jadéite a été découverte en 1900.

Voie entre Pouzay (à l'ouest) et Noyant-de-Touraine (à l'est)
Voie entre Pouzay et Noyant-de-Touraine (novembre 2020)

Elle se dirigeait ensuite vers Saint-Épain et, un peu avant la Motte du Donjon (commune de Trogues), où se trouvait un ancien château médiéval, elle était rejointe par une voie secondaire venant des Grandes Varennes (limite entre Pouzay et Trogues), où passait la voie suivant la rive droite de la Vienne) ; elle bifurquait légèrement à l’est vers Le Louriou (peut-être du latin oratorium) où un site gallo-romain a été repéré et elle arrivait à l’entrée actuelle de Saint-Épain au lieu-dit la Boue, où un gué permettait de franchir la Manse, dont plusieurs bras convergent à cet endroit marécageux.

Carte Raymond Mauny avec annotations PMD
Carte Raymond Mauny avec annotations PMD

Comme souvent, c’est l’existence de cette voie et de ce gué qui a donné naissance au vicus de Brigogalus (le lieu de la citadelle) ; ce dernier nom apparaît encore dans un texte de 774 mais, au 11èmesiècle, ce village, qui devrait logiquement s’appeler Brigueil, prit le nom d’un fils de Sainte Maure : Saint Épain, qui aurait été tué près de là, au 4ème siècle après JC.

En sortant de Saint-Épain, l’actuelle D 8, qui porte encore le nom de Grand chemin, se dirige vers Thilouze en suivant le tracé de l’ancienne voie et en traversant une tranchée taillée dans le rocher ; mais à 2 km avant Thilouze, la D 8 oblique vers l’est et une autre route part vers Saché ; la voie romaine, pour sa part, continuait tout droit vers Pont-de-Ruan et elle est encore bien visible par endroits sous le nom de Voie Ferrée.

 

Ce toponyme, que l’on trouve aussi sous la forme Chemin ferré désigne souvent une ancienne voie romaine ainsi nommée soit par référence aux scories de fer qui parfois servaient à consolider les voies romaines, soit, selon la définition du Littré, : chemin « dont le fond est ferme et pierreux et où l’on n’enfonce point ».

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Le chemin passe à l’ouest du bourg et longe pendant plusieurs km la limite entre Thilouze et Villaines-les-Rochers. Il a été photographié d’avion, en 1980, par Jacques Dubois, à côté de La Charpenteraie.

 

Il entrait ensuite sur la commune actuelle de Pont-de-Ruan (Rotomagos = le Marché du gué) entre La Pacotterie et La Pinardière. Un peu avant le bourg de Pont-de-Ruan, il arrivait à un embranchement : la Croix-Billette, où elle croisait une voie qui suivait la rive gauche de l’Indre (voir voie 3.2). C’est à Pont-de-Ruan, que l’on franchissait l’Indre et l’on voit encore, près de l’ancien gué, les restes d’un important moulin construit au 13ème siècle.

 Pont-de-Ruan : La Croix Billette (août 2010)Pont-de-Ruan : La Croix Billette (août 2010)

Après Pont-de-Ruan, la voie passait sans doute près du Village des Roux (commune d’Artannes) mais le tracé de la voie romaine est  mal connu car il n’est pas certain que la D 8 reprenne son parcours, comme on le dit parfois, cette route se trouvant en dessous de la ligne de crête, qui est à 1 km (environ) à l’ouest. Continuant vers le nord, on arrive sur le territoire des communes de Ballan-Miré et de Joué-les-Tours.

L’ancienne voie, comme c’est très souvent le cas, indique la frontière entre deux communes ; en effet le chemin, où une portion pavée peut encore être vue, passe entre le bois de la Motte (commune de Ballan-Miré) et le bois de la Petite Pépinière (commune de Joué-les-Tours). Sur la carte de Cassini, le chemin porte le nom de Route de Chinon et passe entre le Bois de Ballan et la Petenière.

 

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La-voie-au-Bois-de-la-Petite-Pépinière-photo-M.-Moreau

À la sortie du bois, une bifurcation permettait soit d’aller vers le château de la Carte et Fondettes (c’était la voie principale à l’époque gauloise), soit, en traversant les Landes de Charlemagne, de rejoindre Caesarodunum (voie préférée à l’époque gallo-romaine) ; entre les Landes de Charlemagne et la vieille Carte deux sites gallo-romains ont été repérés à Bois-Gibert (commune de Ballan-Miré) et au Grand Porteau (commune de Joué-les-Tours).

 

On pense généralement que ce « Charlemagne » (Carolus Magnus) ne désigne pas le célèbre empereur mais son grand-père Charles Martel et qu’une « bataille de Poitiers » (appelée aussi « bataille de Tours ») se serait passée à cet endroit, où des armes maures auraient été retrouvées. Ce nom de La Carte indique parfois un endroit se trouvant à quatre bornes milliaires d’un autre endroit ; il s’agit ici, peut-être de lieues gallo-romaines, ce qui représenterait 9 km environ, soit la distance séparant cet endroit de Caesarodunum ; en effet, les autres points de repères possibles : le pont sur la Loire ou l’oppidum Turon de Montboyau sont respectivement à 7 km et à 8 km de ce château de la Carte, qui est maintenant une résidence hôtelière appartenant à l’EPAF (Éducation Plein Air Finances). Il date du 15ème siècle mais a remplacé un château antérieur où, selon certains, serait né, au 13ème siècle, Simon de Brion, le futur pape Martin IV.

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Valesnes-par-Picart-le-Doux

Jusqu’au 19ème siècle cette ancienne route de Chinon était un chemin encore souvent emprunté et Balzac par exemple l’utilisait pour aller de Tours à Saché. C’est aussi, au début de Le lys dans la vallée, roman en grande partie autobiographique, le chemin qu’emprunte Félix de Vendenesse pour se rendre chez son parrain, au château de Frapesle (en fait le château de Valesne, à côté de Saché). Au début du roman, le jeune Félix va de Tours à Frapesle : « Donc, un jeudi matin, je sortis de Tours par la barrière Saint-Eloy, je traversai les ponts Saint-Sauveur, j’arrivai dans Poncher en levant le nez à chaque maison et gagnai la route de Chinon. (…) Pour aller au château de Frapesle, les gens à pied ou à cheval abrègent la route en passant par les landes dites de Charlemagne, terres en friche, situées au sommet du plateau qui sépare le bassin du Cher et celui de l’Indre, et où mène un chemin de traverse que l’on prend à Champy. (…) Ce chemin, qui débouche sur la route de Chinon bien au-delà de Ballan, longe une plaine ondulée sans accidents remarquables, jusqu’au petit pays d’Artanne. » 

 

La voie principale descendait vers la vallée de la Loire, traversant le vieux Cher au Pont-aux-oies (commune de Joué-les-Tours), appelé antérieurement le Pont-à-voie (gallo-romaine ?), où elle croisait la voie Pouillé/Huismes (voir voie 2.2), puis le Cher à l’est de Port-Cordon (commune de La Riche) et arrivait ensuite sur la rive gauche de la Loire, en face de l’ancien oppidum Turon de Montboyau (Fondettes), un peu en aval de l’actuel pont de Saint-Cosme.

 

 

On a cru, pendant longtemps, que la Loire était franchie à gué avant que les Romains ne construisent un pont mais dans les années 1970 toute une série de pilotis quadrangulaires ont été remarqués puis datés au carbone 14 ; trois dates ont été obtenues : 100 avant notre ère, 6 avant notre ère et 106 après JC. Il y a donc eu à cet endroit un pont construit par les Turons puis sans doute reconstruit et élargi à l’époque gallo-romaine. Malheureusement beaucoup de ces pilotis ont été arrachés en 1987 pour permettre le déroulement d’une compétition de descente de la Loire en planche à voile !

 

Cet oppidum de Montboyau (Mons Boelli), au croisement de deux voies importantes, était, sinon l’oppidum principal des Turons comme certains le pensent, du moins une de leurs principales places-fortes (voir voie 1.1). 

 

 

La D 36, qui traverse la commune de Fondettes du sud au nord, reprend le tracé de l’ancienne voie et plusieurs lieudits aux abords de cette route sont visiblement d’anciens toponymes : Château-Gaillard, Tartifume, les Maisons Rouges, La Chaise du Diable, Les Cartes.

 

Après Fondettes, la D 36, franchit la Choisille à l’entrée du bourg de Saint-Roch et, à cet endroit, sur la droite, part un chemin, qui est la voie gallo-romaine, dont le pavement est encore bien visible par endroit.

Appelé localement « Chemin de César » et « Chemin qui conduit au Serrain » dans une charte de l’abbaye de Marmoutier, ce chemin suit la limite-est de la commune sur plus de 4,5 km et a été utilisé comme digue pour l’étang de Jumeau (au nord-est du bourg).

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Après l’étang de Jumeau, la voie traversait l’actuelle D 959, passait à côté du Monument des Fusillés puis à travers le Bois de Poillé (toponyme venant de Paulliacus ou « domaine de Paullius« ) avant d’arriver au carrefour des  5 croix sur Le Serrain, ancienne commune rattachée à Semblançay où se trouvait une source sacrée à l’époque gallo-romaine ; c’est dans ce lieu-dit, appelé La Source que Jacques de Beaune fit édifier son château.

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À ce carrefour des 5 croix, une voie secondaire partait, au sud-ouest, vers Luynes, par l’ouest du Pilori, et vers la voie qui longeait la rive droite de la Loire ; il est possible aussi qu’une autre voie se dirigeât vers Tours par La Membrolle-sur-Choisille (voir Pierre Audin in BSAT 39, 1980 et  Jacques Dubois in BSAT 38, 1978 et 40, 1981).

Dubois BSAT 38, 1978

Entre ce carrefour et Le Serrain, deux meules gallo-romaines et des monnaies romaines ont été trouvées.

 

Après Le Serain, la voie est reprise par la route qui va vers Sonzay et qui rentre sur le territoire de la commune actuelle au niveau du gué de Bresme (du latin Brennius, patronyme gallo-romain dérivé de Brennos, patronyme gaulois).

BSAT 38 D

Elle passe ensuite au Rond des Blagueurs, dans le Bois du Mortier aux Moines, où de larges dalles ont été vues, puis au Petit-Cherbourg. Après 1 km, La route oblique à gauche tandis que la voie continue tout droit et on peut la voir à La Croix-de-la-Rue.

Dubois BSAT 1981

Elle traverse ensuite la route allant du Petit Cheray à Gast, où, vers 1945, le Baron Henri Auvray a vu « le dallage de la voie romaine », puis la D 68, à côté d’un calvaire, qui a été déplacé, puis la route qui va de Sonzay à Saint-Paterne-Racan, au niveau d’un autre calvaire.

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Après ce croisement, la voie traverse la D 766, avant de redevenir une route, qui passe à côté de La Harpinerie, où Jacques Dubois a vu des traces de constructions gallo-romaines et qui porte le nom d’Ancienne Voie Romaine en entrant sur la commune actuelle de Brèches au niveau de la D 69.

 

 

 

À l’entrée de Brèches, se trouve la Pierre-Saint-Martin ; on ne sait pas exactement de quelle époque date ce mégalithe sanctifié par Saint Martin. Selon certains, il s’agit soit d’un menhir du néolithique ou de l’âge du bronze, soit d’une borne milliaire de l’époque gallo-romaine, soit encore d’un menhir transformé en borne milliaire. Haut de 1,60 mètre, ce mégalithe est creusé à son sommet d’une cavité dans laquelle on déposait des pièces de monnaie ou des offrandes alimentaires pour être sûr de se marier dans l’année, survivance probable d’un rite antique..

 

 

Brèches, la Pierre Saint-Martin (août 2011)

Brèches, anciennement Bricca villa, où Saint Brice fonda une église dès le 5ème siècle, se trouve actuellement à la frontière entre l’Indre-et-Loire et la Sarthe, mais était encore chez les Turons, dans l’antiquité.

En effet l’ancienne frontière avec les Cénomans se trouvait après Chenu (72500), vers où se dirigeait la voie, reprise par la D 30, qui porte le nom d’Ancienne Voie Romaine, au lieu-dit Les Halles (commune de Vaas), car c’est probablement ce lieu qui est indiqué sous la forme Fines (Frontière) sur la Table de Peutinger et qui est à 16 lieues gauloises, soit 39 km, de Vindunum (Le Mans).

 

La D 30 traverse le Loir au moulin de Rotrou pour arriver sur la rive droite, actuellement rue du port Liberge près du centre de Vaas :  ancien vicus, où les traces d’un fanum (temple) ont été repérées, sur la colline, où s’éleva ensuite une abbaye (actuellement ancienne mairie) ; on a découvert aussi à Vaas de nombreux fragments de céramique, des monnaies, des meules et surtout une petite statuette en bronze, appelée L’amour argenté de Vaas, qui peut être vue au Carré Plantagenêt au Mans. Il existe aussi, sur cette commune, le dolmen de la Pierre couverte.

 

De Vaas une voie secondaire partait vers le Lude en passant au milieu de l’immense sanctuaire de Cherré sur la commune d’Aubigné-Racan (voir voie 7.1).Après Vaas, la route montait vers Verneil-le-chétif  en empruntant une voie naturelle encore utilisée par la D 30 et passait à côté d’un dolmen au lieu-dit le Tertre (près du Grand Fief et des Vieilles Maisons) puis elle arrivait dans la capitale des Cenomans (ou plus exactement des Aulerques Cenomans), qui était Vindunum ; cette ville, ensuite appelée Civitas Cenomanorum (la cité des Cénomans) puis Cenomani, deviendra Celmans puis Le Mans.

Le Mans : menhir de la cathédrale

Après Le Mans, le voyageur, s’il n’était pas exténué, pouvait continuer son voyage vers Condate (Rennes), par exemple, la capitale des Redons, ou vers Aregenua (Vieux-la-Romaine, en Normandie), la capitale des Viducasses, ou encore vers Lutèce (qui cependant n’était pas encore Paris !).

 

 

7 ont commenté “7.2 Voie Sud-Nord, de Poitiers au Mans

  • a écrit le :

    Bonjour et merci pour toutes ces informations, que je prendrais le temps de lire tranquillement.
    Le domaine de la Rémonière touche le château d’Azay le Rideau sur 500 m environ, les 2 domaines ne faisaient qu’un pendant plusieurs siècles.
    Mais la Rémonière est un site gallo-romain, dont le Manoir est bâti sur les murs en petits appareils visibles sur plusieurs mètres. Les vestiges d’un temple dédié à Mercure et découvert en 1799 attendent plus d’explications.

    Je suis demandeur de plus de connaissances … quand vous le pourrez.
    Merci à bientôt.
    Chantal Pécas
    02 47 45 24 88

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  • a écrit le :

    Bonjour,

    J’ai vu des traces de cette voie dans les bois de Veigné en allant vers la chapelle Saint-Laurent. Je dois avoir une photo des pavés.
    A Saint-Cyr-sur-Loire, il y aussi une portion pavée et un très vieux pont référencé nul part.

    Merci pour votre très intéressant site.

    Christian NICOLAS

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  • Salaun isabelle a écrit le :

    J’ai pris beaucoup de plaisir à lire votre travail, bravo à vous

    moi aussi je m’intéresse à notre histoire angevine, voies gallo romaine, site gallo-romain……
    merci

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  • Michel Codry a écrit le :

    Bonjour,
    A propos du Pont des Oies à Joué les Tours, je pense que c’est la forme arquée de ce pont qui le fait nommé ainsi.
    A Jupilles dans la Sarthe il y a, sur la rivière le Dinan, un pont qui est nommé « pont bec d’oie » (voir le plan cadastral sur geneawiki) qui doit dater de l’époque romaine, à mon avis, car de ce pont partent je suppose trois routes romaines secondaires vers Thoiré sur Dinan, Beaumont-Pied-de-Boeuf, et la forêt de Bercé.
    Si je regarde les images d’oies sur google image ce type de pont ressemble plus à une tête d’oie qu’à son seul bec. Ou alors deux têtes d’oies têtes bêches.

    Votre article m’intéresse beaucoup et j’essaye de suivre, au plus près, la route romaine sur une carte google-maps.

    Bonne continuation.

    Michel

    Répondre
  • Danièle Berger jussot a écrit le :

    Merci beaucoup pour cet immense travail de recherches. Pour humble i formation et afin que la mémoire ne s étiole pas. Sur la commune de Luynes au lieu dit  » chêne vert » juste à la jonction de la route de Saint Venant et de la route de Gannay au nord du lieu dit à deux cents mètres il persiste les vestiges sur la droite un amphithéâtre gallo romain sous la végétation. . De la route qui serpente il est aisé d’en reconnaître les gradins maintenant herbus
    Dbj

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